Union Populaire Républicaine http://u-p-r.org Les derniers articles UNION POPULAIRE REPUBLICAINE http://u-p-r.org http://u-p-r.org Les dernières nouvelles de l'Union Populaire Républicaine< Wed, 5 Aug 2007 19:30:00 GMT OGM : PS et Verts complices du gouvernement pour cacher la dictature européistehttp://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=47http://u-p-r.orgLes médias français font leurs grands titres de ce mercredi 14 mai 2008 sur le revers cinglant infligé par l'Assemblée nationale à Sarkozy-Fillon sur le texte de loi autorisant l'extension généralisée des OGM en France.
Mais, comme les adhérents et sympathisants de l'UPR pouvaient s'en douter, aucune radio ni aucun journal -à la seule exception du journal économique Les Echos - ne rappelle que ce projet de loi résulte d'une exigence de la dictature européiste. Tous les médias se contentent d'une lecture superficielle, politicienne et anecdotique, en insistant sur les déboires du gouvernement, la mauvaise maîtrise de Jean-François Copé sur le groupe UMP qu'il est censé présider, ou l'habileté manœuvrière de la gauche.
La Commission européenne menace la France d'une amende de 50 millions d'euros et de considérables pénalités par jour de retard si les OGM ne sont pas étendus au plus vite en France

Il ne se trouve donc que le seul journal Les Echos - très lu dans le monde des affaires et de la haute administration - pour rappeler ce matin qu'"une chose est sûre, la France ne peut tarder trop longtemps pour adopter un nouveau projet de loi. La directive sur les OGM devait être transposée en droit français depuis six ans. Alors qu'elle s'apprête à prendre la présidence de l'Union européenne en juillet, la France ne peut se permettre une nouvelle condamnation pour non-transposition. Aux dernières nouvelles, la Commission menace la France d'une sanction de 50 millions d'euros sans compter les pénalités de retard ".

D'après nos informations, ces pénalités dont le journal ne précise pas le montant atteindraient 366.744 € par jour de retard.

Notons donc bien que ce « détail » capital n'est jamais rappelé par les médias, ni par aucun député, qu'ils appartiennent à la majorité ou à l'opposition.



PS et Verts complices du gouvernement pour cacher la dictature européiste

Ainsi le député Verts Noël Mamère a lancé devant les journalistes que "c'est une très belle leçon donnée au gouvernement et à Nicolas Sarkozy, j'espère qu'à l'instant où je parle le président de la République est en train de manger la moquette de l'Elysée, parce que c'est une victoire des Français contre le gouvernement qui voulait faire passer une loi en force ".

Voilà certes une belle envolée. Mais M. Mamère " oublie " d'indiquer aux journalistes que ce texte de loi n'est que la transposition des directives exigées par Bruxelles depuis 6 ans et que la Commission européenne menace la France de très lourdes amendes journalières si le texte n'est pas adopté. Pourquoi M. Mamère ne dit-il pas que ce "passage en force" n'est pas de la faute du gouvernement mais qu'il lui est imposé par l'Europe ?

De même, le député PS Arnaud Montebourg a affirmé que " c'est un coup de tonnerre dans le ciel des producteurs de semences. Il n'y a plus de texte sur les OGM, il est sorti de l'ordre du jour, le gouvernement est maintenant obligé de reprendre la procédure au départ avec le même chemin de croix, c'est-à-dire la désapprobation profonde d'une partie de sa propre majorité sur sa libération des OGM en France ".

Rien à redire sauf que M. Montebourg, par ailleurs membre de la French American Foundation, " oublie " lui aussi d'indiquer que ce texte de loi n'est que la transposition des directives exigées par Bruxelles depuis 6 ans et que la Commission européenne menace la France de très lourdes amendes si le texte n'est pas adopté. Pourquoi M. Montebourg ne dit-il pas que cette "désapprobation profonde" devrait se manifester non pas contre le gouvernement, qui n'est que le greffier des décisions prisées à Bruxelles, mais contre le principe même d'avoir cédé notre souveraineté à une instance supranationale dirigée en sous-main par Washington ?

De même encore, le mouvement " altermondialiste " Attac a publié un communiqué selon lequel " les députés ont eu raison de rejeter une loi qui n'assurait pas la non-dissémination des OGM dans nos champs. Le Parlement doit rédiger maintenant une proposition de loi garantissant une réelle liberté de produire et consommer sans OGM. ". Parfait, sauf que Attac à son tour " oublie " de rappeler que c'est l'Europe qui exige cette loi.

Le mythe de l'autre Europe permet à la gauche de ne pas aller au fond des choses

En réalité, PS, Verts et mouvements altermondialistes sont parfaitement complices de ce qui se passe. Ils s'opposent – certes – puisque c'est leur rôle. Mais c'est une opposition de pacotille, qui refuse systématiquement d'aller au fond des choses et de dénoncer la vraie racine du mal.

Si on les pousse dans leurs retranchements sur la question européenne, ils s'en tirent par la même sempiternelle pirouette de " l'autre Europe ", c'est-à-dire d'une Europe qu'ils voudraient réorienter dans le sens qui leur convient, mais qui ne convient qu'à eux et dont un demi-siècle d'histoire est là pour prouver que les autres Etats-membres n'en voudront jamais, pas plus que les lobbys américains qui règnent en maîtres dans les couloirs de Bruxelles. Et pendant qu'ils tirent ainsi des plans sur la comète de l'Europe de leurs rêves, ils ne s'opposent pas à la véritable Europe qui se met en place et qui plonge la France dans un Empire euro-atlantiste qu'ils font semblant de ne pas voir.

Conclusion provisoire

Du reste, le ministre de l'Agriculture Michel Barnier vient de tirer, sur la radio Europe 1, la conclusion provisoire de cette affaire avec une grande philosophie. Pour ce prétendu " ministre français " qui a carrément installé son bureau et son cabinet ministériel à Bruxelles, ce rejet du projet de loi sur les OGM à l'Assemblée nationale " n'est pas une crise mais un épisode de la vie parlementaire. La gauche a privilégié la tactique sur le projet. [...] C'est un petit coup d'arrêt mais le processus parlementaire continue ".

Ancien Commissaire européen, ancien ministre des affaires européennes et des affaires étrangères, Michel Barnier sait de quoi il parle : la construction européenne est une dictature et elle ne va pas se laisser arrêter pour si peu. Et il sait très bien que le PS et les Verts ne s'opposent pas à cette dictature-là....
2008-05-14 00:00:00/pubDate>
OGM : La gifle !http://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=46http://u-p-r.orgAux Américains, à Sarkozy-Fillon, et à l’EuropeA la stupéfaction générale, le projet de loi sur les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) vient d’être rejeté par l'Assemblée nationale, après l'adoption surprise, à une voix près (136 contre 135), d'une motion de procédure présentée par le Parti Communiste Français. Ce vote entraîne automatiquement la fin de l'examen du texte.
Le projet de loi ainsi rejeté posait le principe de l’extension généralisée de la culture des OGM à travers toute la France, sous le couvert hypocrite de prétendues garanties sanitaires. De notoriété publique, ce choix stratégique et irréversible – du fait de la dissémination inéluctable des semences – était refusé par une écrasante majorité de Français, de l’ordre de 80% selon tous les sondages réalisés. Il était également très contesté par de nombreux parlementaires de gauche – par opportunisme politique principalement - et par quelques parlementaires de droite (cf. nos dépêches du 1er et du 8 avril).
Une loi exigée par les Américains, l’entreprise Monsanto et la Commission européenne

Si le gouvernement tenait absolument à l’adoption de ce projet de loi représentant le CONTRAIRE MÊME DE LA VOLONTE POPULAIRE, c'était sous la CONTRAINTE DICTATORIALE EXERCEE PAR LA COMMISSION EUROPEENNE qui exige que la France transpose en droit français ses "directives" anti-démocratiques visant à l’extension généralisée des OGM.

Toute cette parodie de démocratie était pilotée en sous-main par les Etats-Unis et l’entreprise américaine MONSANTO, principal producteur d’OGM dans le monde, qui avait, de l’aveu même de plusieurs parlementaires UMP (cf. nos dépêches du 1er et 8 avril) fait agir ses cabinets de trafic d’influence pour extorquer la volonté des parlementaires français.

Les députés UMP ont lâché Sarkozy et Fillon par peur des Français

Le rejet spectaculaire de ce projet de loi découle du fait qu’un très grand nombre de députés UMP ont "voté avec les pieds"… en ne votant pas.

Rappelons ici que l’Assemblée Nationale compte 577 députés et que seuls 271 d’entre eux ont voté. Cela signifie que moins de la moitié des députés ont voté. Cela signifie aussi que 306 DEPUTES ( 52% du total) ONT REFUSE DE VOTER, PARMI LESQUELS UNE TRES GRANDE MAJORITE DE DEPUTES UMP.

Trop lâches pour s’opposer frontalement à Sarkozy-Fillon et aux officines euro-atlantistes, ils sont aussi trop lâches pour affronter la colère de leurs électeurs. Entre deux lâchetés, ils ont donc choisi de ne pas voter sur ce texte crucial. Et ces messieurs-dames donnent des leçons de civisme…

Conclusion


Sitôt la nouvelle connue, M. Fillon, cet homme pathétique qui essaye de faire croire aux Français que la France est encore dirigée par un " "Premier ministre", a annoncé qu’il allait " saisir la Commission Mixte Paritaire ", instance censée mettre d'accord le Sénat et l’Assemblée Nationale en cas de conflit. L’objectif poursuivi est bien entendu de faire voter la loi quand même. Nul doute que les Américains, la Commission européenne et Monsanto vont user de tous les moyens de pression pour obtenir de Sarkozy-Fillon qu’ils imposent aux Français cette loi que les Français ne veulent pas.

Mais il y a quelque chose de cassé. Et dès l'annonce du rejet du texte, une énorme clameur s’est faite entendre aux abords du Palais-Bourbon où manifestaient de nombreux manifestants anti-OGM. Atmosphère étrange dans cette chaude journée de mai 2008, comme si le peuple français commençait à se rendre compte qu’il A LE DROIT ET LE DEVOIR D’IMPOSER SA VOLONTE A CEUX QUI DIRIGENT LA FRANCE POUR LE COMPTE DES AMERICAINS ET DES GRANDS GROUPES INDUSTRIELS AMERICAINS.

COMME ON LE VOIT SUR CE PROJET DE LOI OGM EXIGE PAR LA COMMISSION EUROPEENNE, CETTE REPRISE EN MAINS DE NOTRE DESTIN PASSE PAR LE REJET DE LA CONSTRUCTION EUROPEENNE.
2008-05-13 00:00:00/pubDate>
" L'Europe ? Une catastrophe ! "http://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=45http://u-p-r.orgdixit Mario SoaresA l'occasion de la Journée de l'Europe, l'ancien président portugais Mário Soares met les pieds dans le plat : L'Europe est une catastrophe.


Dans le journal portugais Diário de Noticias, repris par le magazine français Courrier International dans un article intitulé "La paralysie de l'Union Européenne", l'ancien Président de la République portugaise, Mário Soares, tire un bilan plus que désabusé de la construction européenne : "L'Europe politique pour laquelle j'ai lutté et en laquelle je crois, n'avance pas : elle se trouve dans une situation de blocage et son avenir est incertain. Elle est victime de la paralysie, pour ne pas dire de la médiocrité, de certains de ses politiques. L'Europe des citoyens est devenue une illusion. Bien que le Parlement européen ait gagné en consistance et en crédibilité au cours de la dernière législature, tous semblent attendre des jours meilleurs, qui n'arrivent pas. ... C'est pourquoi personne ne parle d'avenir. On ne parle que de surmonter la catastrophe actuelle."
Et l'ancien chef d'État leader portugais d'ajouter : "Les différentes crises, économique, énergétique, environnementale, et désormais la crise alimentaire, se croisent et s'influencent mutuellement du fait de l'incapacité générale à apporter des propositions innovantes pour y remédier. ... Il manque à la planète une UE active, sûre de son rôle d'agent mondial. Mais comment l'Europe peut-elle jouer un rôle mondial de premier plan si ses politiques les plus influents ne font preuve d'aucun dynamisme, d'aucune volonté politique, et ne font aucune proposition quant à la marche à suivre? "

COMMENTAIRE

Les déclarations de Mário Soares sont intéressantes à deux égards :

- d'une part, elles montrent que les dirigeants européens savent parfaitement à quoi s'en tenir sur la construction européenne. C'est une "catastrophe", dans une "situation de blocage" et "à l'avenir incertain", pour reprendre les mots précis utilisés par Mário Soares. Si l'ancien chef d'État portugais met les pieds dans le plat, c'est tout simplement parce qu'il n'est plus tenu par quoi que ce soit : il est retraité et, à la différence de nombreux autres dirigeants européens, il ne coule pas une retraité dorée aux Etats-Unis en se faisant grassement rémunérer pour des "cours en université" qui servent surtout à acheter leur silence. 

D'autre part, le pavé dans la mare lancé par Mário Soares ridiculise les rodomontades du couple Sarkozy-Fillon sur le fait que l'engagement présidentiel sur le traité européen a été "tenu" (cf. notre dépêche datée du 7 mai 2008 sur les réformes).

En France, les médias nous serinent que, grâce à notre président de la République, les problèmes européens auraient été réglés .Rien n'est plus faux et le traité de Lisbonne n'est qu'un cautère dictatorial supplémentaire sur la même jambe de bois. La vérité, c'est que l'Europe est bien la "catastrophe" décrite par Mário Soares. Mais, son avenir n'est pas aussi "incertain" que veut bien le dire l'ancien président de la République portugaise. L'avenir de la construction européenne, c'est une chute finale.

L'UPR est le seul parti politique français lucide sur la question et le seul à proposer sereinement aux Français d'en tirer la conclusion qui s'impose. L'Europe n'est pas modifiable ni réformable car c'est son principe de base qui est faux. Il faut donc en sortir, sûrement et calmement, par application de l'article 49-A du nouveau traité de Lisbonne qui prévoit justement les modalités juridiques de sortie de l'Europe.

2008-05-09 00:00:00/pubDate>
DÉGRINGOLADE DU COMMERCE EXTÉRIEURhttp://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=44http://u-p-r.orgLa direction des Douanes a publié le 7 mai 2008 les statistiques des échanges commerciaux de la France pour le mois de mars 2008. Il en ressort que notre commerce extérieur s'est fortement détérioré, avec un déficit de 4,752 milliards d'euros, supérieur de 60% aux prévisions déjà pessimistes d'un panel de 12 économistes interrogés auparavant par l'agence Reuters.
Les exportations ont atteint 34,371 milliards d'euros (en net repli par rapport aux 36,549 milliards de février) tandis que les importations se sont élevées à 39,123 milliards (contre 39,371 milliards).

La dégradation du déficit est due en bonne part aux biens intermédiaires, qui ont dégagé un solde négatif de 1,4 milliard d'euros contre 774 millions en février. Le déficit des biens de consommation s'est aussi accru alors que l'excédent de l'agroalimentaire a diminué. La facture énergétique a représenté 4,74 milliards d'euros contre 4,57 milliards en février.

Sur les trois premiers mois de l'année, le déficit cumulé du commerce extérieur français se monte à 11,02 milliards d'euros, contre 7,74 milliards en janvier-mars 2007. Soit une dégradation spectaculaire de 42% en un an.
COMMENTAIRE

La dégradation de notre commerce extérieur est en train de se transformer en une donnée structurelle de notre économie. Elle résulte d'abord de nos handicaps traditionnels sur les marchés extérieurs où la France ne dispose pas, comme l'Allemagne, d'un réseau de puissantes PME spécialement orientées vers l'exportation.

Mais elle résulte aussi et surtout de deux grands choix économiques stratégiques erronés :

1) D'une part l'adoption de l'euro qui force l'industrie française à avoir la même monnaie de facturation que l'industrie allemande.
Toute l'histoire économique du XXe siècle a montré que ce système n'est pas viable : les différences essentielles entre les deux tissus industriels, les "élasticités-prix" de la demande à l'export radicalement différentes entre les produits français et les produits allemands, les évolutions structurellement divergentes des taux d'inflation et des gains de productivité entre les deux rives du Rhin, tous ces facteurs rendent illusoire l'idée même que les industries française et allemande aient la même monnaie sur long terme.

A ceci s'ajoute le taux de change de l'euro, qui est devenu insupportable pour de nombreuses productions françaises et qui explique la dégradation marquée de nos ventes à l'exportation.
Signalons au passage, une nouvelle fois, que contrairement à ce qu'affirment les européistes, la hausse de l'euro nous pénalise AUSSI en zone euro. Car nos productions y sont de plus en plus sévèrement concurrencées par des produits fabriqués en dehors de la zone (ex : pertes de parts de marchés en Allemagne ou aux Pays Bas d'automobiles fabriquées en France au profit de véhicules fabriquées en Roumanie ou en Corée).

A ceci s'ajoute le taux de change de l'euro, qui est devenu insupportable pour de nombreuses productions françaises et qui explique la dégradation marquée de nos ventes à l'exportation. Signalons au passage, une nouvelle fois, que contrairement à ce qu'affirment les européistes, la hausse de l'euro nous pénalise AUSSI en zone euro. Car nos productions y sont de plus en plus sévèrement concurrencées par des produits fabriqués en dehors de la zone (ex : pertes de parts de marchés en Allemagne ou aux Pays Bas d'automobiles fabriquées en France au profit de véhicules fabriquées en Roumanie ou en Corée).


2) D'autre part , la délocalisation de plus en plus massive de notre appareil industriel.

Ces délocalisations s'opèrent, soit vers de nouveaux Etats-membres où le coût du travail est très inférieur au nôtre et qui sont de surcroît situés hors zone euro (Slovaquie, Roumanie par exemple), soit le plus souvent dans des pays asiatiques à coûts de production dérisoires (Chine, Inde par exemple).

Ces délocalisations massives résultent de façon imparable du choix stratégique opéré par la Commission européenne d'accepter pour notre compte – et sans que le peuple français n'ait jamais été consulté pour accord - des déréglementations tous azimuts au sein du GATT puis de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC). A titre d'exemple, il existait jusqu'à il y a deux ans des quotas textiles qui permettaient de contingenter les importations en Europe de textiles et habillement fabriqués en Chine. Depuis que la Commission a décidé de supprimer ces quotas, toute les industries textiles habillement des pays européens sont en déroute et la France vient d'assister à la mise en règlement judiciaire du groupe pluri-centenaire Dollfus-Mieg (DMC). L'impact macro-économique de cette décision se traduit mécaniquement par une dégradation de notre commerce extérieur.

CONCLUSION

En conclusion, le rétablissement durable de notre commerce extérieur impose les mêmes décisions stratégiques que la sauvegarde de notre savoir-faire et de nos emplois industriels :

- sortir de l'euro pour retrouver la maîtrise de notre politique de taux d'intérêt et de notre politique de change

- sortir de l'Union européenne pour pouvoir notamment négocier nous-mêmes nos intérêts les plus fondamentaux au sein de l'OMC.

Tout le reste est littérature, désinformation, manipulation et vœux pieux.

L'UPR est le seul parti politique français à proposer justement ces deux décisions révolutionnaires.
2008-05-08 00:00:00/pubDate>
LES DIRIGEANTS EUROPEENS ASSURENT LEUR FIN DE CARRIEREhttp://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=43http://u-p-r.org" Il serait judicieux de renoncer à tout ce qui pourrait être interprété comme une tendance à encercler et à contenir la Russie. Or, c'est précisément ainsi que l'on peut considérer l'adhésion de l'Ukraine et de la Géorgie à l'OTAN ".

C'est ce qu'a déclaré l'ancien Chancelier allemand à l'agence de presse Novosti. Ainsi, Gerhard Schröder vient de refaire parler de lui de façon spectaculaire. Du moins en Russie car chez nous, les médias font silence sur l’affaire.

Après ce pavé dans la mare, M. Schröder a assuré que de nombreux autres membres de l'Alliance atlantique voient d’ailleurs d'un mauvais oeil l'intégration de ces deux pays au sein de l'OTAN. " Je partage leur avis ", a indiqué l'ancien chancelier, ajoutant que la majorité de la population ukrainienne s'opposait à l'entrée de son pays dans l'OTAN. " Quant à la Géorgie, sa politique intérieure ne manque pas de susciter des doutes. En outre, il faut se garder d'apporter à l'OTAN les conflits non réglés en Géorgie et dans son voisinage ", a –t-il conclu.

Gerhard Schröder lève le coin du voile : Construction européenne et OTAN sont les deux volets du même encerclement stratégique conçu à Washington
Si l’ancien chancelier allemand a lancé de pareils pavés dans la mare lors de l’interview à l’agence Novosti, c'est d’abord parce que la question se pose en effet. Lors du sommet de l'OTAN début avril à Bucarest, il a été décidé de remettre à décembre prochain l'intégration de la Géorgie et de l'Ukraine au " Plan d'action pour l'adhésion à l'Alliance atlantique ". Mais ce n'est que partie remise car les Américains exigent cette entrée et le secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, a d'ores et déjà confirmé que la Géorgie et l'Ukraine seront admises au sein de l'Alliance. La timide opposition manifestée par l’Allemagne et la France relève probablement du registre de la propagande scénographique, pour faire croire aux populations, une fois la décision prise, que le point de vue " européen " a été dûment pris en compte. Les Américains sont champions pour bâtir des oppositions de complaisance qui permettent de verrouiller tout débat, la chose est connue.

A vrai dire, l’analyse de Gerhard Schröder n'a rien d’une stupéfiante révélation. Quiconque s’intéresse un tant soit peu à la géopolitique américaine sait que Washington a prévu et organisé de longue date la construction européenne et l’OTAN comme les deux faces d’une même médaille, destinées à transformer le continent européen comme un " glacis américain " visant à encercler la Russie et à la repousser dans ses derniers retranchements. Avec pour mission connexe celle de surveiller et d’intervenir au Proche et au Moyen Orient, et notamment de mettre la main sur les ressources énergétiques.

L’élargissement de l’OTAN puis celui de l’Union dite " européenne " aux pays de l’est ne fut ainsi qu’une étape dans ce processus qui se poursuit désormais en direction de l’Ukraine, des pays issus de la Yougoslavie et des pays du Caucase. Ceux qui auraient encore quelque illusion en la matière liront avec profit le livre intitulé " Le Grand Echiquier ", paru en 1997 et écrit par Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller du Président Carter pour les questions internationales, qui décrit minutieusement ce processus d’encerclement.
Gerhard Schröder brise un tabou parce que ses nouveaux employeurs sont russes.

Ce qui est nouveau en revanche, c'est qu’un ancien grand dirigeant de l’Europe de l’Ouest fasse une telle déclaration. Elle brise l'un des plus grands tabous politiques de notre époque car elle montre crûment que les dirigeants ouest-européens savent parfaitement ce qui se passe, et qu'il y consentent, toute honte bue, par simple souci de carrière personnelle.

Car si Gerhard Schröder dit à haute voix ce que les Anthony Blair, Gordon Brown, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et autre Zapatero savent tout bas mais cachent à leurs opinions publiques, c'est tout bonnement parce que ce sont les Russes qui assurent désormais le train de vie de l’ancien Chancelier allemand.

Celui-ci est en effet président de Nord-Stream, le consortium germano-russe qui pilote le projet de gazoduc reliant la Russie à l’Allemagne via la mer Baltique. Ce projet, dont le tracé contourne savamment les pays baltes, la Biélorussie et la Pologne, permet à Berlin de traiter directement avec Moscou de ses approvisionnements énergétiques, en se passant avec un cynisme consommé du regard " amical " de la Commission européenne et des Etats-membres de l’est européen.

Dis-moi qui te paye, je saurai ce que tu vas dire sur la " construction européenne " et sur l’OTAN

Une observation fine de la scène politique en Europe permet de confirmer le phénomène intéressant que vient de révéler de façon fracassante la déclaration de Gerhard Schhröder. A savoir que les analyses géopolitiques des dirigeants européens varient, non pas selon le souci de la justice internationale et de la paix mondiale, non pas non plus selon les légitimes intérêts de leurs peuples qu'ils sont censés défendre et protéger, mais bien plus sordidement… selon leur employeur du moment.

Ainsi, Gerhard Schröder s'est-il montré un farouche euro-atlantiste lorsqu’il était au pouvoir, allant même jusqu’à signer une " Alliance germano-américaine pour le XXIe siècle " le 27 février 2004. Il est vrai qu'il devait composer à l’époque avec la Commission européenne et les médias occidentaux, lieux où les services d’influence américains sont tellement puissants qu’ils peuvent briser une carrière de dirigeant politique.

Mais maintenant que Schröder est " passé à l’est ", changement de décor : voilà qu’il se met à dénoncer à mots pas même couverts ce qu’il soutenait lorsqu’il était à la Chancellerie, en dévoilant une toute petite partie des craintes que lui inspire, comme à tous ses collègues, l’encerclement impérial et belliciste que les Etats-Unis mettent en œuvre.
Pendant ce temps, son ancien ministre des affaires étrangères, Joseph Fischer, garde quant à lui bouche cousue. Car cet ancien anarchiste d’extrême-gauche est désormais grassement employé par l’Université américaine de Princeton où il est censé " enseigner ". Belle fin de carrière, en termes pécuniaires s’entend, pour cet ancien chauffeur de taxi qui se déclarait, naguère encore, fier de n’avoir jamais fait la moindre étude.

Les cas de MM. Schröder et Fischer sont loin d’être isolés. Ainsi l’ancien ministre français de l’économie et des finances, Thierry Breton, est censé, quant à lui, prodiguer un enseignement de qualité exceptionnelle à l’université américaine de Harvard, moyennant rémunération bien sûr.

Il explique probablement à ses étudiants pour quelles raisons il n'a rien fait, à part prononcer les lamentos d’usage, pour remédier à la catastrophe économique dans laquelle nous conduisent l’euro et le Pacte de stabilité européen, pour le plus grand profit des fonds de pension américains.

Ensuite, à raison d'environ une demi-journée par semaine, moyennant une très confortable rémunération, il conseillera la banque dirigée par David de Rothschild sur "des réflexions concernant essentiellement le marché américain".

Ceci expliquant cela...

Le Premier ministre britannique John Major – celui-là même qui parvint à imposer à son opinion publique la ratification du Traité de Maastricht par le Royaume-Uni - coule maintenant une retraite en or massif, également aux Etats-Unis, chez Carlyle, le fonds d’investissement américain réputé très proche de la CIA et de la famille Bush. Il y siège au conseil d’administration, à côté de George H.W. Bush, ancien Président des États-Unis (et père du Président des États-Unis George W. Bush), de James Baker, ancien Secrétaire à la Défense américain, ou de Karl Otto Pöhl, ex-président de la Bundesbank.

Rappelons que le fonds Carlyle a été principalement bâti par Frank Carlucci., ancien directeur adjoint de la CIA, conseiller à la sécurité nationale puis secrétaire à la défense de Ronald Reagan.


Rappelons aussi que c'est Franck Carlucci qui, alors qu’il était ambassadeur des Etats-Unis à Lisbonne pendant la " Révolution des œillets ", a " repéré " José Manuel Barroso qui n’était alors que le Président des étudiants maoïstes et en a fait un boursier de l’OTAN.

Il est donc probable que celui qui assure actuellement la présidence de l’Union dite " européenne " trouvera aussi un confortable pantouflage outre-Atlantique, le moment venu...

CONCLUSION

Et Nicolas Sarkozy dans tout cela ? Ceux qui se préoccupent de son déroulement de carrière pourront se rassurer en se rappelant ce qu'il avait écrit dans son livre paru à l’été 2006 : celui qui était à l’époque le président de l’UMP avait indiqué qu’il " « ne terminera pas (sa) vie professionnelle en faisant de la politique ".

En d’autres termes, la présidence de la République française n'est pour lui qu'un passage dans un parcours professionnel soigneusement établi. Ce qu'il doit probablement avoir en tête, c'est de " valoriser au mieux " son passage à l’Elysée.

Avoir fait ratifier la Constitution européenne dans le dos des Français, après avoir laissé l’euro détruire l’industrie française, après avoir conduit la France à réintégrer l’OTAN, après avoir aligné notre diplomatie sur les positions les plus guerrières de Washington, après avoir envoyé des milliers de soldats en Afghanistan, bref, après avoir tout fait pour fermer la maison France en la bradant aux intérêts américains, que peut-il espérer à votre avis ?


2008-05-06 00:00:00/pubDate>
REFORME DES PLAQUES D'IMMATRICULATIONhttp://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=42http://u-p-r.orgSARKOZY VEUT UNE FRANCE AMNESIQUERichard Mallié, député UMP des Bouches-du-Rhône, est parvenu, le 30 avril, à regrouper 74 députés ( 44 de l'UMP, 26 du PS, 2 du Nouveau Centre et 2 non-inscrits) dans un " collectif parlementaire " intitulé " Jamais sans mon département ".

L'objet de ce début de fronde parlementaire ? La protestation qui enfle sur le terrain devant la disparition, prévue à partir du 1er janvier prochain, du numéro de département sur les plaques des véhicules. Le collectif revendique le maintien du système actuel en précisant : " les représentants de la nation française que nous sommes regrettons sincèrement la disparition de cette marque d'appartenance à un territoire, à un terroir, à une identité, sachant qu'aucune alternative n'a été étudiée ".
Du coup, les 74 parlementaires viennent d'adresser une lettre au ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, " afin de lui demander une alternative " à la réforme envisagée. Il propose que " la règle ne devienne pas l'exception et que le numéro du département continue de figurer, systématiquement, sur la plaque des véhicules ".

Selon un sondage effectué en septembre dernier, 64% des Français regrettent la disparition du numéro de département sur les plaques d'immatriculation et ce pourcentage semble aller en s'accroissant au fur et à mesure que l'on se rapproche de l'échéance.

COMMENTAIRE

Les parlementaires et les médias commencent à s'émouvoir de cette réforme du système d'immatriculation, massivement rejetée par les Français. 


Mais, curieusement, personne ne juge utile de rappeler qui en est à l'origine. Or, qui l'a décidée ? Nicolas Sarkozy, lorsqu'il était ministre de l'intérieur.

Et pourquoi l'a-t-il décidée ?

Aucun argument technique n'est avancé de façon crédible puisque l'actuel ministre de l'intérieur fait valoir au contraire que les possesseurs de véhicules resteront libres, s'ils le souhaitent, de faire figurer le numéro de leur département à titre optionnel, comme s'il s'agissait d'une simple décoration. Si la décision de le supprimer a été prise par Sarkozy, c'est donc pour une autre raison. Laquelle à votre avis ?

Eh bien justement pour s'attaquer à la "marque d'appartenance à un territoire, à un terroir, à une identité" , comme le regrettent les 74 "représentants de la nation française". Car, à peu près au même moment où Nicolas Sarkozy décidait de supprimer les numéros de département sur les plaques d'immatriculation, il décidait aussi de rendre obligatoire, à partir du 1er juillet 2004, l'apposition du logo européen sur ces mêmes plaques.

La politique de Nicolas Sarkozy est donc aussi sournoise que cohérente. Sur les plaques d'immatriculation, comme pour la Constitution européenne, comme en matière de défense nationale ou comme pour la politique étrangère, l'objectif de l'homme qui s'est installé à l'Elysée est de détruire tout ce qui fait la France, quitte à s'opposer frontalement pour cela au suffrage universel ou à l'écrasante majorité de l'opinion publique.

L'objectif poursuivi est de faire du pays de Voltaire, Clémenceau et Charles de Gaulle un territoire d'amnésiques prêts à devenir les larbins de l'Empire euro-atlantiste dont Sarkozy n'est que le proconsul.

La France a à sa tête un ennemi de la France. Et les Français sont de plus en plus nombreux à en prendre conscience.
2008-05-01 00:00:00/pubDate>
BAYROU, LA « PROFONDEUR » DE TARTUFFEhttp://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=41http://u-p-r.orgLe journal Le Parisien - Aujourd'hui en France vient d’interviewer François Bayrou pour lui demander de commenter le premier anniversaire de l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République.

Interrogé sur la chute dans les sondages du chef de l'Etat, François Bayrou a doctement expliqué que « le problème est à l'origine dans sa campagne, et aussi en lui, dans ses goûts et ses choix. Or, la France est la France : un peuple de citoyens qui veulent de la profondeur, pas de l'apparence ». . Avant de conclure avec le coup de pied de l’âne : « Un homme peut-il changer en profondeur ? Franchement je n'y crois guère ».
Pour donner dans la vacherie avec des airs de Sainte Nitouche, le président du MoDem est décidément très fort. Reconnaissons d’ailleurs que sa critique féroce est hélas fondée.

Mais le problème de François Bayrou est de croire qu’il lui suffit de prendre la pose de l’intellectuel anxieux devant les micros, et d’afficher une mine préoccupée devant les caméras, pour acquérir aux yeux du public cette « profondeur » dont il dénonce la carence chez Nicolas Sarkozy.

Or il ne s’agit que de poudre aux yeux. La « profondeur » est aussi factice chez Bayrou qu’elle est inexistante chez Sarkozy. D’une certaine façon, l’attitude de donneur de leçons de Bayrou est même pire car elle porte un nom : l’hypocrisie.

Car que ferait donc de si différent le président du MoDem s'il parvenait au pouvoir ?

Sur l’euro par exemple, dont le taux de change détruit notre industrie de l’aveu même de très nombreux chefs d’entreprise français ? Eh bien la réponse est très simple : M. Bayrou ne ferait R-I-E-N.

On n’a en effet jamais rien entendu d’autre chez lui que ses habituels soupirs de Tartuffe sur le thème que l’euro est un dossier très compliqué et qu’il faudrait, selon la formule habituelle qui ne veut rien dire, «améliorer la gouvernance de la zone euro» .


Pendant la campagne présidentielle de 2007, on a même entendu M. Bayrou expliquer sur les antennes que l’euro n’était pour rien dans le marasme économique français.

 Il a cru intelligent et « profond » de reprendre à son compte le couplet orchestré par les médias sur le prétendu contre-exemple de « l’Allemagne dont le commerce extérieur se porte très bien malgré l’euro » . Preuve que M. Bayrou, d’une part ignore tout de la mauvaise situation économique et sociale allemande, d’autre part qu'il semble également ignorer que le commerce extérieur français souffre de handicaps de compétitivité structurels par rapport au commerce extérieur allemand qui le rend beaucoup plus sensible au taux de change que celui de l’Allemagne, et que c'est en vain que l’on ressasse cette rengaine éculée depuis plus d’une centaine d’années.

· Et sur les OGM, que ferait donc d’original M. Bayrou ? R-I-E-N puisque les mesures prises par Nicolas Sarkozy et son gouvernement ne sont que l’application du lobbying exercé par la société américaine Monsanto, transformé en directives de la Commission européenne que M. Bayrou approuve par ailleurs. Notre politicien béarnais a d’ailleurs voté la récente loi sur les OGM.

· Et sur les coupes sombres dans tous les budgets de l’Etat, que déciderait de novateur M. Bayrou ? R-I-E-N puisque les mesures prises par Nicolas Sarkozy et son gouvernement ne sont que l’application des exigences de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du Pacte de Stabilité inclus dans le traité de Maastricht, toutes choses que M. Bayrou approuve totalement.

· Et sur les déremboursements médicaux, la privatisation rampante de la Sécurité Sociale et la scandaleuse apparition d’une médecine à plusieurs vitesses, quel coup d’arrêt apporterait M. Bayrou ? A-U-C-U-N puisque les mesures prises par Nicolas Sarkozy et son gouvernement ne sont que l’application mécanique des exigences précises formulées dans le rapport « Recommandations spécifiques à la France » faites par la Commission européenne dans son Rapport COM (2003) du 8 avril 2003 concernant les Grandes orientations des politiques économiques des Etats-membres, document et procédure que M. Bayrou approuve totalement.

· Et sur les démantèlements de toutes nos protections douanières décidées à l’OMC qui provoquent la destruction accélérée de pans entiers de notre industrie, en quoi M. Bayrou renverserait-il la situation ? EN RIEN puisque la France a accepté de se dessaisir de tout pouvoir dans ces domaines, qui sont entièrement décidés par la Commission européenne, stratégie complètement suicidaire que M. Bayrou soutient mordicus par ailleurs

· Et sur les délocalisations accélérées vers les pays de l’est ? Et sur l’absence d’harmonisation fiscale et sociale européenne ? Quel tournant majeur M. Bayrou apporterait-il ? A-U-C-U-N puisque, là comme toujours, il approuve le bien-fondé d’avoir remis ces choix stratégiques dans une structure où la France est totalement marginalisée par rapport à 26 autres Etats-membres dont l’écrasante majorité a des intérêts radicalement contraires aux nôtres.

· Et sur l’engagement militaire de plus en plus atlantiste de la France sous commandement américain, que ferait donc M. Bayrou de si différent de M. Sarkozy ? R-I-E-N car il a soutenu ardemment la ratification de la Constitution européenne, puis celle du traité d’Amsterdam, qui veille explicitement à harmoniser la prétendue « défense européenne » avec les objectifs de l’Alliance atlantique et qui crée une fonction de ministre des affaires étrangères européen, laquelle se trouve être dévolue à l’ancien Secrétaire général de l’OTAN. Du reste, entre deux simagrées qui se voulaient vaguement « gaulliennes » , le président du MoDem a voté en faveur de l’envoi massif de nouveaux soldats français en Afghanistan.


· Et sur les atteintes portées en France contre la démocratie, la liberté d’opinion et la République , grand sujet sur lequel M. Bayrou ne cesse de jouer les martyrs alors que son parti croule littéralement sous l’argent public, en quoi redresserait-il la tendance ? EN RIEN puisque ce prétendu démocrate sourcilleux a trouvé parfaitement normal de ratifier le traité de Lisbonne dans le dos des Français alors que ceux-ci avaient rejeté la Constitution européenne par référendum.

CONCLUSION

François Bayrou reprochant à Nicolas Sarkozy son manque de « profondeur », c'est très exactement l’hôpital qui se moque de la charité. Car il n'a strictement rien à dire de novateur et rien à proposer de concret qui puisse, si peu que ce soit, changer la politique décidée dans tous les domaines par la Commission européenne et la Banque Centrale Européenne sur la base des traités européens, dont il est par ailleurs l'un des partisans les plus acharnés.


Comme d’autres politiciens de moindre pointure, M. Bayrou joue ainsi le rôle de l’opposant factice. Celui qui fronce le sourcil et prend la pose du moraliste en attendant que le Système ait besoin de lui.

Si les choses devaient tourner mal, les médias présenteraient alors ce Tartuffe comme « l’alternative » que souhaitent les Français. Une alternative qui ferait pschitttt à son tour. Le président du MoDem a, en somme, la « profondeur » d’une roue de secours.





2008-04-25 00:00:00/pubDate>
OGM, NKM, preuve par 14 et dessous des carteshttp://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=40http://u-p-r.orgSondages favorables aidant, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet ("NKM"comme elle souhaite se faire appeler en toute modestie) a de nouveau la faveur des médias. Elle était ce matin l'invitée de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV dans l'émission "Questions d'info".

Résumé des épisodes précédents :

1. Lors du débat sur la loi transposant la directive européenne sur les OGM, Nathalie Kosciusko-Morizet fait sensation en qualifiant les députés de sa majorité "d'armée de lâches",

2. Jean-François Copé est accusé par la secrétaire d'Etat de vouloir "détourner l'attention pour masquer ses propres difficultés". NKM le juge incapable de "tenir le groupe".

3. Elle provoque son ministre de tutelle "Quand il veut, il vient" (sous-entendu : Borloo devrait quitter la buvette de l'Assemblée) et l'accuse "d'assurer le minimum".


4. Le député communiste Chassaigne dépose le seul amendement réellement protecteur pour les consommateurs, donc euro-incompatible. Soudainement plus ambiguë, NKM ne le soutient pas, ce qui aurait été cohérent, elle "s'en remet à la sagesse de l'Assemblée pour le vote". Faute d'un nombre suffisant de députés UMP au moment du vote, l'amendement est adoptée. La presse en conclut immédiatement que ce serait la secrétaire d'Etat qui en serait responsable.

5. En seconde lecture au Sénat, l'amendement Chassaigne est vidé de sa substance. La loi finale est parfaitement compatible avec la directive européenne et la volonté de la firme Monsanto (c'est la même chose). La France n'aura plus à faire jouer de clause de sauvegarde, les Français mangeront donc des OGM sans le savoir, que cela leur plaise ou non.

6. Nathalie Kosciusko-Morizet est rappelée à l'ordre par le Premier ministre et le Président de la République et privée de voyage au Japon.

7. Immédiatement sortent des sondages d'opinion révélant un boom de la popularité de la secrétaire d'Etat : 78% des Français lui donneraient raison. Elle reçoit les soutiens de Greenpeace, de José Bové, etc.

Epilogue

Ce matin, NKM est invitée sur BFMTV pour faire la promotion du texte final. Quand Jean-Jacques Bourdin pose la bonne question : "Pouvez-vous me garantir qu'avec votre loi (ndlr : le texte final, sans l'amendement Chassaigne), je pourrais manger sans OGM ?"

NKM répond : "Ce texte, il est vraiment bien..."

Pas satisfait de cette "non-réponse", J.J. Bourdin repose sa question :

NKM : "Ce texte, il est vraiment bien, mais dans le cadre de la directive européenne 2001-18." Elle a ensuite le courage d'expliquer - à mots couverts et choisis - que ladite directive permet aux distributeurs de vendre des produits contenant des OGM sans le mentionner sur l'étiquetage. En réalité, la directive IMPOSE aux états-membres cette "liberté" laissée aux distributeurs de faire manger des OGM sans qu'ils ne le sachent à ceux qui n'en veulent pas.

Interrogée sur le "formidable lobbying" qu'auraient subi les parlementaires français elle botte très adroitement en touche :

"Le lobbying pose plus de problèmes à Bruxelles, parce qu'il s'exerce en amont, sur les directives". Là, on ne peut que lui donner raison : comme les députés français sont réduits à avaliser les textes européens, les lobbys seraient bien dépensiers de les corrompre massivement, puisqu'ils ne servent plus à rien ! En bons gestionnaires, ils concentrent leurs efforts sur l'omnipotente Commission européenne !

La preuve par 14

Le plus intéressant est parfois dans les détails. Par exemple, la désormais très populaire NKM place maintenant tous ses espoirs dans un décompte des pays européens opposés aux OGM et à la directive européenne, pays  qui seraient au nombre de 14. Elle laisse ainsi espérer qu'il y aurait maintenant une chance de réorienter la politique de l'Union européenne en la matière, ce qui nous permettrait de ne pas être contraints de manger des OGM "à l'insu de notre plein gré". Il nous faudrait donc faire du lobbying auprès de la toute puissante Commission pour que notre volonté soit prise en considération.

Le détail important, c'est qu'il s'agit de la directive 2001-18, ce qui signifie que cette directive a déjà sept ans. Sept ans pendant lesquels IL Y A TOUJOURS EU UNE MAJORITE D'ETATS (et de citoyens) A ETRE OPPOSES AUX OGM.

Voilà comment NKM a, très involontairement, apporté la preuve que ni la volonté des Etats-membres, ni celle des citoyens, n'étaient prises en compte dans la politique de l'Union européenne.


Quand les intérêts financiers d'une multinationale américaine sont en jeu, c'est du sérieux : la Commission impose sa volonté à tout le monde. Les Etats sont là pour mettre en scène des simulacres de débats, mais au final, les citoyens doivent avaler ce que Monsanto et Barroso ont décidé.

Le dessous des cartes : le Système choisit des « opposants » triés sur le volet

Dans ces parodies de démocratie, certains ont les meilleurs rôles et la distribution ne doit rien au hasard : ceux qui peuvent devenir populaires en faisant semblant de s'opposer sont triés sur le volet. C'est très important : il faut qu'ils soient parfaitement contrôlables pour que leurs donneurs d'ordres soient assurés qu'ils n'iront jamais trop loin.

Cette fois, c'était le tour de Nathalie Kosciusko-Morizet "Young leader" sélectionnée par la French American Foundation, (organisme mis en place par John Negroponte, chef des services secrets U.S.) de tenir le premier rôle pour devenir populaire, donc ministrable.


2008-04-21 00:00:00/pubDate>
« Anéantir notre Défense nationale et notre démocratie républicaine »http://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=39http://u-p-r.org« Etat dépendant de lobbies industriels sous dominance étrangère »Fait sans précédent dans l'histoire de toutes les Républiques, les six fédérations syndicales représentant le personnel civil de la Défense viennent d'adresser une lettre-ouverte à Nicolas Sarkozy président de la République, chef des Armées.
Dans ce document aux accents historiques, les six syndicats commencent par souligner qu'« un tiers des effectifs de personnels civils serait supprimé avec le triptyque RGPP (révision générale des politiques publiques), Livre Blanc (sur la fonction publique) et loi de programmation militaire ». Ils soulignent que les personnels civils du ministère de la Défense ont « déjà payé un lourd tribut aux restructurations permanentes, avec une réduction des effectifs de 50% en une quinzaine d'années ».
Puis les personnels de la Défense lancent une solennelle mise en garde à destination de l'ensemble des Français : « Les orientations et les choix qui se dessinent et qui pourraient être annoncés aux personnels et à l'opinion publique le 19 juin, aboutiraient à anéantir les capacités industrielles et de soutien d'une Défense Nationale qui n'en serait plus une ».

Plus terrible encore, les six syndicats expliquent que « la réforme de la carte militaire va contraindre la France à passer d'une démocratie républicaine possédant des valeurs fortes avec des fonctions régaliennes à un Etat dépendant trop souvent des lobbies industriels dont les secteurs sensibles peuvent passer sous dominance étrangère par le biais de fusions capitalistiques non maîtrisées ».

« Nous vous demandons solennellement, Monsieur le président de la République, de ne pas approuver de telles orientations et options destructrices de l'outil de défense de la France, aux conséquences sociales et économiques lourdes pour les salariés et les collectivités territoriales ».


COMMENTAIRE

Cette déclaration publique et solennelle est un fait historique. Pour la première fois dans l'Histoire, les personnels civils de la Défense (soutenus secrètement par un très grand nombre de personnels militaires mais qui sont dépourvus du droit syndical) prennent à témoin l'opinion publique pour expliquer que le président de la République est en train d' « anéantir notre Défense nationale » et notre « démocratie républicaine » pour les remplacer par un « Etat dépendant de lobbies industriels sous dominance étrangère ».

Si les mots ont un sens, cela signifie que les personnels du ministère de la Défense accusent tout bonnement, entre les lignes, le chef de l'Etat de se rendre coupable de haute trahison au profit d'intérêts étrangers.

2008-04-19 00:00:00/pubDate>
EN IRLANDE, LE GRAND MATRAQUAGE A COMMENCÉhttp://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=38http://u-p-r.orgL'Irlande est finalement le seul des 27 pays de l'Union européenne à organiser un référendum sur le traité de Lisbonne, le peuple irlandais ne devant d’ailleurs ce respect minimum de la démocratie qu'à une clause de la Constitution irlandaise qui impose le référendum dans ce cas.
Les gouvernements des 26 autres Etats membres de l’Union européenne, qui ne sont pas encadrés par un tel garde-fou, ont préféré opter pour la voie de la ratification parlementaire. Celle-ci est en effet beaucoup plus  « sûre » que de demander aux peuples leur avis car les parlementaires sont tenus de voter comme l’exigent les appareils des partis qui leur accordent l’investiture.

Le référendum irlandais étant prévu aux alentours du 12 juin, les grandes manœuvres de matraquage de l’opinion publique viennent de commencer. Comme on l’imagine, un nouveau festival de propagande et de désinformation va être mené pour intimider les électeurs irlandais et les dissuader de voter Non.
L’humour noir de la Chancelière

Avant-hier, c'est ainsi la chancelière allemande Angela Merkel qui s’est rendu à Dublin pour entamer la campagne d’admonestation. Se mêlant bien entendu sans aucun scrupule des affaires intérieures d'un pays théoriquement souverain – elle avait fait le déplacement pour ça ! -, le chef du gouvernement allemand a appelé les électeurs irlandais à « voter en faveur du traité lors du référendum » afin de permettre à l'Union européenne de « continuer à prospérer » .

Cette dernière remarque prouve que la chancelière a le sens de l’humour noir : la zone euro est la lanterne rouge mondiale de la croissance et de l’emploi depuis des années, l’inflation s'y fait chaque mois de plus en plus menaçante, et le fameux « miracle irlandais », qui n’était dû pour l’essentiel qu’à l’afflux torrentiel des subventions versées par l’Allemagne et la France, appartient désormais au passé, depuis que notre argent sert maintenant à financer les pays de l’est.

Le Tartuffe portugais

Aujourd'hui, 17 avril, c'est le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, qui est venu à son tour mettre son grain de sel, en débutant une visite en Irlande par une mise en garde solennelle.

Interviewé par le journal Irish Times , il a déclaré, avec son hypocrisie légendaire : « Je ne veux pas me concentrer sur un quelconque scénario négatif parce que je ne veux pas donner l'impression de faire pression sur le peuple irlandais » . Drapée dans cette belle formule, notre Tartuffe portugais a poursuivi en faisant exactement le contraire : « Mais cette fois-ci, je peux vous dire qu'il n'y a pas de plan B » , en soulignant qu'un Non au référendum sur le traité de Lisbonne, serait - bien entendu - un désastre à la fois pour l'Irlande (qui, a-t-il souligné, est l'un des pays qui a le plus « profité » de son appartenance à l'Union européenne) et pour le bloc des 27 nations.

Agriculteurs en colère

Chose savoureuse, au moment même où le président de la Commission rencontrait le Premier ministre irlandais Bertie Ahern, quelque 5.000 agriculteurs manifestaient dans la capitale. Venus en masse (le nombre de 5.000 est imposant pour une population totale de 3 millions d’Irlandais), les agriculteurs ont voulu montrer leur vive inquiétude face aux concessions majeures que l'Union européenne, fidèle à son habitude, pourrait faire, dans le dos et contre la volonté des peuples, lors des négociations à l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Cette manifestation avait donc valeur de symbole. Et, pour beaucoup d’analystes, le référendum s'annonce risqué.

L'Irlande avait en effet déjà provoqué une crise majeure en Europe en rejetant par référendum le traité de Nice en 2001. Naturellement, après avoir juré du contraire, les européistes sortirent rapidement un « Plan B » , B comme « bourrage de crânes » . On expliqua doctement aux Irlandais qu'ils s’étaient trompés. Qu'ils n’avaient bien sûr pas voulu dire Non à l’Europe. Que l'on allait arranger tout cela avec des « garanties ». Bref, et en un mot, leur vote était nul et non avenu et le référendum devait être refait. Car, chose entendue pour les européistes, seul un vote Oui est définitif et ne peut jamais être remis en cause. Les votes négatifs à un référendum sur la construction européenne ne sont en revanche que d’affreux malentendus, à corriger au plus vite.

Sous le coup d’une campagne massive de culpabilisation, les Irlandais avaient donc fini, de guerre lasse, par approuver en 2002 le traité qu'ils avaient rejeté en 2001. Cette extorsion de la volonté populaire eut lieu lors d'un second référendum où l'on avait reposé à peu près la même question qu’au premier, à quelques « garanties » bidon près.

Mais, l’expérience aidant, il n’est pas si certain que les Irlandais retomberont une seconde fois dans le panneau. Et c'est bien là toute la crainte de la caste européiste qui a mis le continent sous tutelle.

Propagande de routine et mensonges éhontés

D’où les voyages qui se multiplient, pour déverser sur les Irlandais cette propagande de routine et ces mensonges éhontés auxquels sont soumis les peuples d’Europe depuis des décennies.

Ainsi, pour répondre à tous ceux qui reprochent le caractère anti-démocratique de la construction européenne, José Manuel Barroso a repris sans rire la ritournelle éculée de « l’autre Europe » que va nous apporter – pensez donc ! – ce énième nouveau traité. Dans un discours devant le Forum national sur l'Europe, il a ainsi lancé, avec des trémolos de mauvais acteur, que « Les Irlandais vont envoyer un message au reste de l'Europe et au-delà. J'espère que ce sera Oui, montrant ainsi que vous voulez une Europe plus efficace et qui rende plus de comptes ».

Avec le même culot, il a poursuivi : « Je peux catégoriquement affirmer qu'il n'y a rien dans le traité qui changera la tradition irlandaise de neutralité militaire ». Ben voyons ! Rien sauf un ministre des affaires étrangères de l’Union européenne qui se trouve être l’ancien Secrétaire général de l’OTAN. Et rien sauf une politique européenne de Défense qui prévoit l’intégration progressive de toutes les armées européennes sous la bannière atlantiste. Des broutilles…..

Un référendum hasardeux

Peut-on prendre ainsi impunément des peuples entiers pour des imbéciles ? La question reste ouverte. Mais, à en croire un sondage publié lundi dans le Irish Sun, une large majorité d'électeurs resteraient encore indécis deux mois avant la consultation : 28% prévoiraient de voter « Oui », 12% prévoiraient de voter « non » et… 60% seraient encore bien hésitants.

Mais sont-ils vraiment hésitants ? Combien y a-t-il, parmi ces « hésitants », d’électeurs qui préfèrent ne pas répondre franchement aux instituts de sondage – pour éviter de se faire regarder de travers - mais qui sont déterminés à voter Non dans le secret de l’isoloir ?

Quand on sait à quel point les sondages sont frelatés, a fortiori lorsqu’il s’agit de prévoir les résultats d'un référendum sur la construction européenne, les européistes ont en effet de quoi être inquiets.


2008-04-17 00:00:00/pubDate>