Union Populaire Républicaine http://u-p-r.org Les derniers articles UNION POPULAIRE REPUBLICAINE http://u-p-r.org http://u-p-r.org Les dernières nouvelles de l'Union Populaire Républicaine< Wed, 5 Aug 2007 19:30:00 GMT François ASSELINEAU - Nicolas BAVEREZhttp://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=73http://u-p-r.org
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Après Radio Courtoisie lundi, c'est aujourd'hui Radio Notre-Dame qui a invité François ASSELINEAU, Président de l'UPR, pour s'exprimer cette fois-ci sur la crise financière.

La radio a eu l'excellente idée d'organiser un débat entre François ASSELINEAU et Nicolas BAVEREZ, l'essayiste en vogue auquel la presse écrite et les médias ouvrent continuellement colonnes et antennes pour chanter, depuis des années, les bienfaits du libéralisme, de la mondialisation et des "réformes indispensables" pour "la France qui tombe"'.

Mais, cette fois-ci, grâce à Radio Notre Dame, la langue de bois a - enfin ! - volé en éclat.

Face à un Nicolas BAVEREZ gêné et contraint de ressasser continuellement la pensée unique, le président de l'UPR a exposé les racines de la crise financière, démontré l'écrasante co-responsabilité de la construction européenne dans la genèse de cette catastrophe, souligné l'énormité des sommes en jeu et l'irresponsabilité de ceux qui ont conduit à ce désastre, et fait des propositions précises pour empêcher que pareil scénario puisse se renouveler.

François ASSELINEAU a également amené Nicoals BAVEREZ à reconnaître que son fameux modèle américain ne vivait en fait que d'hyper-endettement et était sur le déclin, à avouer sans le dire que les critères de Maastricht n'étaient plus pertinents, et à reconnaître qu'au fond, les libéraux n'ont aucune proposition sérieuse pour lutter contre la spéculation et pour sortir de la crise.

Avec plus de 60.000 auditeurs, l'audience de Radio Notre Dame a battu des records. Preuve que les Français ont envie d'entendre enfin des vrais débats et pas les débats de connivence.

Découvrez ce grand moment de radio.
2008-10-15 00:00:00/pubDate>
LA FRANCOPHONIEhttp://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=72http://u-p-r.orgL'ambassadeur Albert Salon reçoit François Asselineau sur Radio Courtoisie. Thème de l'émission : LA FRANCOPHONIE.
2008-10-13 00:00:00/pubDate>
LE GRAND SECRET : L'ENDETTEMENT DES ÉTATS-UNIS COMPARÉ A L'ENDETTEMENT FRANÇAIShttp://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=71http://u-p-r.orgPour tenter de sauver leur économie, leurs emplois et leurs retraites, les Etats-Unis ont décidé de faire bondir leur endettement et leurs déficits publics alors qu’ils sont en situation de quasi-faillite. Plus que jamais, les Américains jugent que nos fameux « critères de Maastricht » sont nuisibles.

Plan Paulson : une explosion de l'endettement américain

L’agence de notation américaine Fitch a fait savoir le samedi 4 octobre que le plan de sauvetage massif du secteur bancaire américain – dit "Plan Paulson" - promulgué la veille par le président Bush va entraîner une augmentation considérable de la dette américaine.

Cette agence rappelle que la dette publique américaine, qui était évaluée à 9.646 milliards de dollars au 31 août, représente d'ores et déjà 67,4% du PIB américain. Et l’agence souligne que, suite au Plan Paulson, cette dette va dépasser très largement la barre des 10.000 milliards en 2009, donc qu'elle "dépassera les 70% du PIB, pour la première fois depuis les années 50".

Selon les analyses d’une autre agence, Daily FX, citées par l’agence France Presse, la dette publique américaine va même bondir "à 11.315 milliards de dollars", ce qui correspondra à rien moins que 80% du PIB américain.

L’agence de notation Fitch précise également que "le déficit budgétaire gouvernemental (fédéral, régional et local) atteindra 10% du PIB en 2009".

Toutes ces informations son tellement importantes qu’il vaut la peine de s’y arrêter un peu pour les commenter. Et cela d'autant plus que l'on peut être sûr que les media français vont les passer peu ou prou sous silence.

La dette publique et le déficit budgétaire américains sont déjà bien plus lourds que ceux de la France…
Comme nous y convie l’agence Fitch, remarquons tout d'abord que la dette publique américaine actuelle atteint un montant égal à 67,4% du PIB des Etats-Unis. L’agence aurait pu ajouter qu’au cours de l’année fiscale 2008, le déficit budgétaire américain a dépassé les 500 milliards de dollars, soit un niveau de l’ordre de -4% du PIB.

Ces niveaux d’endettement public et de déficit budgétaire américains sont très largement ignorés de nos concitoyens, car nos medias et nos responsables politiques les ont toujours soigneusement cachés. Ils sont pourtant fort instructifs à deux égards :

1. d’une part, ils montrent que les Etats-Unis ne s’astreignent nullement à respecter les fameux critères de Maastricht que l'on impose à la France et aux autres pays membres de la zone euro.
Rappelons que ces critères affirment qu'une économie moderne ne devrait en aucun cas dépasser un niveau d’endettement public de 60% du PIB et un niveau de déficit budgétaire de -3% du PIB. Ils fixent également comme principe l’idée que le déficit budgétaire doit, à terme, être égal à zéro et y rester, c'est-à-dire que le budget d'un Etat doit être toujours à l’équilibre et doit même, si possible, dégager des excédents. En bref, ces critères reviennent à la conception économique qui prévalait justement avant la crise des années 30 et les acquis fondamentaux de la théorie keynésienne.

Or les faits sont là : puisque les Etats-Unis, qui sont encore la première économie du monde, ne respectent pas ces critères, c'est bien la preuve que les critères de Maastricht sont à tout le moins arbitraires, contestables, et contestés.

2. d’autre part, l’endettement public américain actuel atteint un ratio sensiblement supérieur à celui de la France, puisque le nôtre – qui était de 65,9% au 31 décembre 2007 – se situe 1,5 point en-dessous du niveau d’endettement public américain.

Puisque les Etats-Unis, Mecque du capitalisme et du libéralisme inlassablement présentée comme modèle à suivre par nos medias, ont une dette publique plus lourde que la nôtre, la preuve est donc faite que le discours politique ambiant en France est un discours de désinformation et de propagande. Car ce discours consiste à culpabiliser les Français depuis des années sur notre niveau d’endettement public, comme s’il s’agissait d’une pathologie extravagante, alors qu’une simple comparaison internationale prouve qu'il n'en est rien.

Ce double constat n’est pas nouveau pour les adhérents et sympathisants de l’Union Populaire Républicaine (UPR) puisque nous ne cessons de le répéter depuis la création même de notre mouvement politique. Nous l’avons d’ailleurs mentionné explicitement dans notre Charte fondatrice du 25 mars 2007.

Depuis sa fondation, l’UPR est ainsi le seul parti politique qui explique aux Français – désespérés par le lavage de cerveau continuel sur notre prétendue faillite collective - que notre endettement public, certes un peu élevé, n’est pas du tout une anomalie, loin s’en faut. Nous sommes les seuls à faire des comparaisons internationales et à rappeler que de nombreux pays, notamment les Etats-Unis, mais aussi la Belgique, l’Italie, la Grèce, l’Allemagne ou le Japon, ont des niveaux d’endettement public supérieurs, et souvent très largement supérieurs, au nôtre.

…et les Etats-Unis ont décidé de faire gonfler leur dette publique et leur déficit budgétaire beaucoup plus encore.

Nos analyses ont bien entendu rencontré un certain scepticisme dans les premiers mois d’existence de notre mouvement car elles remettaient en cause les dogmes de la pensée unique, assénés depuis des années comme une vérité absolue par tous les medias et tous les mouvements politiques français. Comment pouvions-nous avoir raison contre tous ?

Mais la pertinence de nos analyses saute désormais aux yeux d'un nombre croissant de Français, comme en témoigne la forte croissance des contacts et des messages d’encouragement que l’UPR reçoit depuis quelques semaines.

De fait, puisque les agences Fitch et Daily FX viennent de nous informer que l’endettement public américain va bondir de 67,4% à près de 80% du PIB tandis que le déficit budgétaire américain va plonger de -4 jusqu’à -10% du PIB, cela signifie que les Etats-Unis, qui estimaient déjà que les fameux critères de Maastricht étaient dépourvus de sens, ont décidé d’adopter une politique qui va tout simplement à l’encontre de la philosophie même qui les sous-tend.

Avec l’adoption du Plan Paulson, les Etats-Unis ont décidé de battre des records de déficit, pulvérisant au passage tous les critères de Maastricht, et cela au motif qu’il faut absolument sauver à la fois l’économie américaine, son système financier, ses emplois et ses retraites.

Examinons pourquoi les autorités américaines agissent de la sorte.

L’endettement public n’est qu’une partie de l’endettement d’une nation

Les faits venus d’outre-Atlantique amènent un nombre croissant de Français à réaliser à quel point les discours politiques européistes dont on les a abreuvés depuis des années étaient trompeurs puisqu’ils focalisaient uniquement leur attention sur le seul endettement public.

Sur la foi d’une idéologie implicite, mais qui saute maintenant aux yeux, ce discours lancinant faisait comme si l’Etat était décidément l’ennemi à abattre, et comme si les dépenses publiques étaient décidément les seules qui posaient problème.

Or, comme nous n’avons pas cessé de l’analyser à l’UPR, et comme la crise des "subprime" le révèle de façon fracassante, l’endettement d’une collectivité nationale est un tout. On ne peut pas porter un jugement éclairé si l'on n’en observe que l'un des compartiments. On ne peut pas juger de la bonne santé financière collective d’un pays si l'on ne prend pas en compte, non seulement l’endettement public, mais aussi l’endettement privé, c'est-à-dire celui des ménages et celui des entreprises.

Le discours sur "l’endettement public insupportable que nous allons transmettre à nos enfants" est un discours mensonger

Du reste, le discours larmoyant continuel de nos dirigeants sur "le niveau de dette publique insupportable que l'on va laisser à nos enfants" prend tout son caractère idéologique et trompeur lorsque l’on songe que nos fameux "enfants" vont également écoper de l’endettement des ménages et des entreprises dont nous leur ferons cadeau.

Or une dette publique présente la particularité de pouvoir être indéfiniment reportable dans le temps puisqu’un Etat, en général, est éternel. C'est ainsi que la France est endettée depuis au moins Philippe le Bel, voici 700 ans, et que toutes les générations qui nous ont précédés ont légué à la suivante un endettement public que nous-mêmes transmettrons à nos enfants, qui le transmettront à leur tour à leurs enfants, et ainsi de suite.

Mais à la différence de l’endettement public, qui est une dette collective indéfiniment reportable, l’endettement des ménages est une somme de millions d’endettements individuels qui ne sont pas, eux, indéfiniment reportables, pour la simple raison que la vie humaine est limitée.

Dès lors, nos fameux "enfants" sur le sort desquels on veut nous apitoyer sont beaucoup plus menacés par un fort taux d’endettement des ménages que par un fort taux d’endettement public. Car si un couple est ruiné par un endettement excessif et perd ainsi les économies de toute une vie, ce sont bien ses enfants qui trinqueront, de la façon la plus concrète qui soit, en démarrant dans la vie sans le moindre héritage.

C'est d’ailleurs justement la tournure que prennent les événements outre-Atlantique. Ce n’est pas la dette publique américaine qui chasse des millions d’Américains de leur domicile – et leurs enfants avec eux - mais bel et bien le monstrueux endettement privé qu’on leur a collectivement fait souscrire. Les faillites personnelles y connaissent une progression effrayante puisque 2.100.000 faillites personnelles ont été enregistrées aux Etats-Unis en 2006, soit 2 fois plus que de divorces ! Et ce nombre connaît actuellement une croissance encore plus vertigineuse, qui ne peut que s’accélérer encore au cours des prochains mois.

De la même façon, l’endettement des entreprises n’est pas indéfiniment reportable et il cesse lorsque l’entreprise est acculée au dépôt de bilan, et se voit contrainte de mettre à la rue tous ses salariés. Dès lors, là aussi, les fameux "enfants" sont beaucoup plus menacés par un fort taux d’endettement des entreprises que par un fort taux d’endettement public. Car si l’entreprise dans laquelle leurs parents travaillent fait faillite, ce sont bien les enfants qui trinqueront, en connaissant les affres de parents au chômage et d’une vie familiale terriblement déstructurée et appauvrie.

D’une façon plus globale, le legs qu’une génération fait à celles qui la suivent ne se limite absolument pas à la seule dette publique. Le legs est un tout. Le legs contient aussi l’endettement privé des ménages et des entreprises, on vient de le dire, mais aussi tout ce qui leur est corrélé :
* un outil industriel et commercial puissant ou affaibli,
* un réseau d’infrastructures performant ou hors d’usage,
* un système sanitaire et hospitalier efficace ou défaillant,
* un système de protection sociale humain ou inhumain,
* un système d’enseignement qui permet l’ascension sociale ou qui la bloque,
* des services publics en zone rurale qui préservent des modes de vie ou des territoires qui se vident sous l’effet implacable de la rétraction de la sphère publique,
* etc., etc.

Vu sous cet angle, qui est le seul économiquement, socialement et historiquement exact, le discours lancinant des européistes sur "le niveau de dette publique insupportable que l'on va laisser à nos enfants" apparaît pour ce qu’il est : une formule à l’emporte-pièces complètement irréfléchie, une propagande scandaleusement réductrice et biaisée, qui ne fait au fond le jeu que d’intérêts politiquement et sociologiquement faciles à deviner : ceux qui sont, par intérêt personnel; contre toute intermédiation sociale de l’Etat.

Où en sont l’endettement des ménages et l’endettement des entreprises, en France et aux Etats-Unis ?

Si l'on veut bien admettre l’analyse qui précède, et si l'on fait l’effort de se soustraire au lavage de cerveau européiste et ultra-libéral pour examiner lucidement l’endettement des ménages et l’endettement des entreprises des deux côtés de l’Atlantique, on découvre qu'il existe un gouffre formidable entre la situation de la France, qui reste favorable, et celle des Etats-Unis, qui est proprement catastrophique :

1. En France, une situation d’endettement encore raisonnable

En dépit des problèmes de surendettement d’une fraction d’entre eux, le niveau d’endettement global des ménages français demeure raisonnable, puisque la Banque de France l’estime à environ 47% du PIB. Encore s’agit-il d’un endettement brut et non d’un endettement net, défalqué de l’épargne mise de côté. Or, parmi les ménages de tous les pays occidentaux, les ménages français sont ceux qui ont le plus fort taux d’épargne (de l’ordre de 16 à 17% du revenu disponible alors que la moyenne de l’Union européenne est à 10%). L’endettement net des ménages français est donc de l’ordre de 30% du PIB.

Quant au niveau d’endettement moyen des entreprises françaises, il demeure relativement satisfaisant, même s'il est en assez forte croissance. Il atteint actuellement un volume de l’ordre de 57% du PIB, selon la Banque de France.

2. Aux Etats-Unis, une situation d’endettement catastrophique

Le taux d’épargne des ménages américains présente en revanche une particularité extraordinaire, dont on ne connaît pas de précédent dans toute l’histoire économique mondiale : depuis quelques années, il est, selon les sources, soit voisin de zéro, soit même négatif. Ce qui signifie qu’en moyenne, les ménages américains n’ont plus le moindre sou devant eux et qu'ils n’ont que des dettes.

Du reste, l’endettement moyen des ménages américains est extraordinairement élevé, du fait que les banques américaines leur ont prêté de l’argent à tout-va pendant des années, notamment pour les prêts à la consommation et les prêts immobiliers, avec la bénédiction de la Réserve Fédérale américaine. On estime ainsi que l’endettement total net des ménages américains est actuellement de l’ordre de 110% du PIB, près de 4 fois supérieur à l’endettement net des ménages français.

C'est d’ailleurs cet hyper-endettement des ménages et l’insolvabilité qui en découle lorsque les taux d'intérêt remontent qui sont justement à l’origine de la fameuse crise des "subprime" qui fait désormais la Une des journaux du monde entier et qui est en train de ravager le système financier américain et mondial.

On estime par ailleurs que l’endettement des entreprises américaines est actuellement de l’ordre de 210% du PIB américain, soit près de 3,5 fois plus que l’endettement des entreprises françaises.

Pour la même raison que les ménages, les entreprises américaines ont en effet bénéficié des largesses extravagantes des banques et de la Réserve Fédérale. Le retournement de la conjoncture associée à la hausse des taux d’intérêt est en train de conduire à la faillite de très nombreuses PME. L’hyper-endettement des entreprises est également au cœur de "l’effet domino" des faillites bancaires américaines.

Le grand secret : l’endettement total des Etats-Unis est 2,7 fois plus grave que l’endettement total de la France

L’ensemble de l’analyse qui précède nous conduit tout naturellement à la conclusion, que les vrais économistes connaissent d’ailleurs parfaitement : à savoir que la donnée essentielle pour juger de la santé financière d’une nation, c'est le niveau d’endettement total de tous ses agents économiques : l’Etat et les collectivités publiques, mais aussi les ménages et les entreprises.

Examinée sous ce critère, la France pâtit, il est vrai, d’un endettement public un peu trop fort par rapport à ce qui serait souhaitable (65,9% du PIB), mais elle bénéficie a contrario d’un endettement net des ménages et d’un endettement des entreprises raisonnables l'un et l'autre. De telle sorte que l'on estime que l’endettement total de la société française, tous agents économiques confondus, tourne autour de 2.800 milliards d’euros, soit environ 153 % de son PIB .

Si l'on veut prendre une image, l’endettement total de la France (public + ménages + entreprise) est ainsi d'un poids comparable à ce que serait, pour un ménage de salariés modestes où le mari et la femme travaillent et gagnent ensemble 3.000 € (20.000 F) de revenus nets par mois, (soit 36.000 € par an), un endettement total de 55.000 €. (360.000 F). Comme on le mesure, il s’agit d'un endettement assez lourd mais encore gérable. Il s’agit même d'un endettement qui peut être judicieux si la contrepartie de cet endettement est la propriété d’une résidence principale d’habitation.

En revanche, examinés sous ce même critère, les Etats-Unis ne pâtissent pas seulement d'un endettement public trop élevé et qui va s’accroître très fortement dans les semaines qui viennent pour atteindre 80% du PIB. Les Etats-Unis souffrent aussi d’un endettement net des ménages (110 % du PIB) et d’un endettement des entreprises (210% du PIB) aussi excessifs l'un que l'autre. De telle sorte que l'on estime que l’endettement total de la société américaine, tous agents économiques confondus, est aujourd'hui supérieur à 53 billions de dollars (53.000 milliards de dollars), qu'il va atteindre très vite 55.000 milliards de dollars avec le Plan Paulson, et qu'il est donc de l’ordre de 410% du PIB des Etats-Unis (ce dernier est de l’ordre de 13.000 milliards de dollars)..

Pour reprendre notre image précédente, l’endettement total des Etats-Unis (public + ménages + entreprise) est d'un poids comparable à ce que serait, pour le même ménage de salariés modestes gagnant 3.600 € par mois (20.000 F), un endettement total de 147.000 € (970.000 F). Comme on le mesure, il s’agit cette fois d'un endettement démesuré et dont les remboursements mensuels sont devenus très excessifs par rapport aux revenus du ménage. Celui-ci n’est plus en mesure de les rembourser et la situation de quasi-faillite est avérée.

En résumé apparaît ici l'un des grands secrets du prétendu dynamisme américain : en pourcentage de leur PIB respectif, l’ensemble de la société américaine est 2,7 fois plus endetté que l’ensemble de la société française. Ce grand secret, les medias et les responsables politiques se sont bien gardés de le dire aux Français, pendant toutes ces longues années où ils ne cessaient de leur donner les Etats-Unis en modèle, tout en osant au même moment les culpabiliser sur l’endettement des seuls pouvoirs publics français !

CONCLUSION : LES ETATS-UNIS, EN QUASI-FAILLITE, CREUSENT LEURS DEFICITS PUBLICS POUR ESSAYER DE S’EN SORTIR

En conclusion, l’UPR propose aux Français de retenir des événements les enseignements essentiels suivants :

1. Ce n’est pas la France mais les Etats-Unis qui sont en situation de quasi-faillite. Car les Etats-Unis sont en moyenne 2,7 fois plus endettés, au prorata de leur PIB, que ne l’est la France et cette situation n’est financièrement plus viable. Contrairement aux responsables français qui semblent soudain découvrir le problème, c'est un constat que l’UPR a fait depuis sa création puisqu’il figure en toutes lettres dans notre Charte fondatrice du 25 mars 2007 (page 2).

2. Cette quasi-faillite américaine ne découle pas du surendettement de l’Etat américain mais du surendettement privé, qu'il soit celui des ménages ou des entreprises.

3. Pour tenter de remédier à une situation devenue catastrophique, les autorités américaines aux abois en sont réduites, comme toujours en pareil cas, à se retourner vers l’Etat, c'est-à-dire vers la collectivité nationale, que les économistes qualifient souvent de l’intéressante expression de"prêteur en dernier ressort". En l’espace de quelques semaines, l’économie américaine est ainsi devenue l’une des principales économies socialistes du monde, si l'on veut bien réduire cet adjectif à son acception d’intervention publique dans l’économie : de fait, les 4 plus grandes institutions financières américaines (Fannie Mae, Freddy Mac, AIG et Washington Mutual) ont été de facto nationalisées.

4. Les événements en cours aux Etats-Unis montrent ainsi l’imbécillité et le parti-pris de la pensée ultra-libérale dont le seul credo est de faire de l’Etat l’ennemi à abattre. Plutôt que de surveiller fiévreusement et idéologiquement le seul endettement public – comme nous en font obligation les stupides critères de Maastricht -, les Etats devraient surveiller l’ensemble des endettements de tous les agents économiques. Et plus particulièrement ceux des ménages et ceux des entreprises, car toute l’expérience historique – de nouveau d’actualité -montre qu’ils sont en général beaucoup plus portés aux excès que l’endettement public.
En conclusion, les événements en cours justifient pleinement la position constante de l’UPR, qui nous a valu bien des quolibets et qui nous vaut maintenant bien des ralliements. Les donneurs de leçons bruxellois et leur modèle d’outre-Atlantique ont plongé la France dans une stratégie suicidaire, que ce soit du point de vue financier, économique, industriel et social, sans parler de l’aspect profondément immoral, et humainement abject, du monde d’escroquerie et de pacotille véhiculé par l’ultra-libéralisme.

La France doit donc cesser de suivre ces mauvais apôtres et reconquérir sa souveraineté économique et financière pour décider librement du niveau d’intervention étatique dont notre pays a besoin. C'est le seul moyen de sortir la France du marasme, et nous devons impérativement laisser les critères de Maastricht aux nigauds ou aux imposteurs qui voient toujours la paille dans l’œil de l’Etat, mais qui se refusent à la voir dans celui des acteurs privés.

Ce ne sont certes pas les responsables qui ont failli qui doivent continuer à nous intimider pour nous dire ce qui est bon pour la France.

François ASSELINEAU

François Asselineau,
Président de l'UPR

2008-10-05 00:00:00/pubDate>
POURQUOI LE PLAN PAULSON A-T-IL FAIT CHUTER WALL STREET ?http://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=70http://u-p-r.orgLe désormais fameux Plan Paulson a finalement été approuvé ce vendredi 3 octobre 2008 par la Chambre des Représentants américains par 263 voix contre 171, et a été promulgué dans les minutes suivantes par le président George W. Bush. Le montant global de ce plan n'est plus de 700 milliards de dollars mais de 850 milliards de dollars, si l'on compte le coût des amendements divers et variés* ajoutés au cours d'âpres négociations pour satisfaire les élus, très remontés par les réactions de leurs électeurs.
Le président américain Bush a, comme de juste, jugé immédiatement ce plan "vital pour aider l'économie américaine à survivre à la tempête financière" tout en avertissant que "cela prendrait du temps" avant que les effets du plan ne se fassent sentir.

L'adoption définitive du Plan Paulson semblait être une mesure attendue par les places boursières du monde entier. De fait, les Bourses européennes avaient clôturé en hausse, dans l'anticipation de ce dénouement : Paris a bondi de +2,96%, Francfort de +2,41% et Londres de +2,26%.

Or, stupéfaction pour les boursiers, cette joie anticipative n'aura été qu'un feu de paille. A la Bourse de New York, alors que l'espoir de l'adoption du plan avait fait prendre à l'indice Dow Jones jusqu'à 300 points, la concrétisation du vote a provoqué une vague de ventes chez les opérateurs de marché et Wall Street a terminé la séance en dégringolant de nouveau lourdement de -1,50%.

UN MONTANT OBSCÈNE

Le bourrage de crâne qui sévit dans l'ensemble des medias occidentaux, - où il semble que plus un journaliste n'ait le droit de réfléchir par lui-même - a fait des miracles : grâce à ce lavage de cerveau, des centaines de millions de contribuables américains vont devoir financer un plan de "sauvetage" d'un montant aussi colossal qu'obscène.


Les 700 milliards de dollars ainsi votés pour éponger une partie des dettes laissées par les champions de la finance de Wall street représentent un montant égal à 44 fois celui que l'ONU est parvenu à glaner, lors de son récent sommet anti-pauvreté, pour lutter contre la pauvreté dans le monde. (16 milliards de dollars).

TOUS LES PRIX NOBELS D'ÉCONOMIE AMÉRICAINS SONT HOSTILES AU PLAN PAULSON

Mais en dépit de cette indécente disproportion de moyens mis en œuvre et de légitimité des causes à défendre, le plus ahurissant est que le Plan Paulson risque fort de ne pas avoir les effets promis. Les dix Prix Nobel d'économie que comptent actuellement les Etats-Unis ont tous, sans exception, condamné l'adoption de ce Plan, jugé monstrueusement injuste et économiquement inefficace. Il ne va empêcher ni la récession de s'étendre aux Etats-Unis puis au monde, ni la poursuite de la baisse des marchés financiers dans les mois à venir. Tout au plus permettra-t-il de les empêcher de s'effondrer encore plus violemment.

Car l'incertitude est totale : quelles créances irrécouvrables le Plan Paulson va-t-il racheter et lesquelles va-t-il refuser de reprendre ? Selon quels critères va-t-il procéder à ces choix ? Comment va-t-il les acheter ? Comment va-t-il les payer ? Et combien va-t-il les payer ? Tout cela suffira-t-il ?

LE PLAN PAULSON, CAUTÈRE SUR UNE JAMBE DE BOIS ?

Plus globalement, et comme nous l'avons déjà souligné dans une dépêche précédente, le vice rédhibitoire du Plan Paulson tient dans la nature même des choses. Les fameux 700 milliards de dollars ne sont pas des lingots d'or ou des actifs tangibles tirés d'un trésor de guerre soudain déterré pour rembourser des créanciers. Non, il ne s'agit que de jeux d'écritures comptables, qui se résument en définitive par une aggravation du déficit budgétaire et de la création monétaire.

Or créer de la monnaie pour porter remède à un problème gravissime dû justement à un excès délirant de création monétaire est évidemment un cercle vicieux.

RÉCESSION, EFFONDREMENT DU DOLLAR ET FLAMBÉE D'INFLATION

En termes économiques, la logique ultime de ce tour de passe-passe, c'est une nouvelle dégringolade du dollar sur les marchés des changes et une flambée d'inflation qui ne tardera pas à se répercuter à la planète entière.

Ce sont maintenant les nouveaux fléaux qui vont se faire jour, parallèlement à l'aggravation d'une récession de l'économie mondiale dont la gravité est inédite depuis des décennies. Au bout du compte, de graves troubles sociaux et politiques sont inévitables, y compris et peut-être rapidement, aux Etats-Unis.

* Le plan PAULSON prévoit de consacrer 4 millions de dollars à subventionner l'industrie de confection des flêches servant au tir à l'arc. Sans doute un représentant avait besoin de ça pour se faire réélire...
2008-10-04 00:00:00/pubDate>
DEXIA : LES FRANCAIS S'INTERROGENThttp://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=69http://u-p-r.orgNous recevons de nombreux messages d'internautes au sujet de la crise financière. Le "sauvetage" de DEXIA a suscité quelques vives réactions dont certaines sont si intéressantes qu'elles nous ont donné l'idée de créer une rubrique "Courriers des lecteurs"
J'apprends que l'État va dépenser 3 milliards d'euros pour renflouer Dexia et je trouve sur le site de Dexia un communiqué révélant que Dexia interviendra dans les prêts aux collectivités locales pour 3 milliards d'euros dans le cadre "d'un partenariat inédit (...) pour les travaux réalisés dans le cadre du Grenelle de l'environnement".

Par ailleurs, la presse répète que l'activité principale de Dexia est le financement des collectivités locales. Et de l'Etat ?

Je ne comprenais déjà pas pourquoi l'Etat passait par une banque privée pour financer SES PROPRES DEPENSES, donc payait des intérêts POUR RIEN, alors qu'il pourrait et devrait se financer seul, mais c'est encore plus incompréhensible si l'Etat est obligé de racheter cette banque en déconfiture (laquelle déconfiture n'a rien à voir avec l'activité affichée de la banque, aucune collectivité locale empruntrice n'ayant été défaillante).

Est-ce normal que l'Etat possède une banque dont les seules fonctions sont :

- prélever inutilement des intérêts sur les dépenses publiques ?

- réaliser des placements pourris qui obligent ensuite l'Etat à voler à son secours ?

Ne pourrait-on pas procéder plus simplement et en ne gaspillant pas l'argent public si l'Etat versait directement aux collectivités locales ce qu'il leur doit ?

Ce système aberrant a certainement profité à quelqu'un. A qui ? Sachant que ceux qui l'on mis en place ont toutes les compétences nécessaires, il n'est pas imaginable qu'ils n'aient pas réalisé son aberration. Dans ce cas, la mise en place de ce système ne s'apparente t-elle pas à du détournement de fonds publics ?

Vous remerciant par avance pour votre réponse,

Un contribuable en colère

EQUIPEMENT ET TRAVAUX
«Bâtir 2008-2011»: 3 milliards d'euros pour relancer l'investissement dans le bâtiment

Dexia et la Fédération française du bâtiment (FFB) lancent «Bâtir 2008-2011», un partenariat inédit qui permettra de mettre à disposition des collectivités locales une enveloppe de crédit de 3 milliards d'euros sur 3 ans pour les travaux réalisés dans le cadre du Grenelle de l'environnement.
Selon les deux partenaires, «Bâtir 2008-2011» allie «approche didactique et financements dédiés». Il a pour objectif de «sensibiliser les collectivités locales aux enjeux des réglementations initiées par le Grenelle de l'environnement et de soutenir la mise en œuvre de leurs opérations d'investissement, en particulier sur la rénovation thermique et la performance énergétique des bâtiments publics.»
D'un montant de 3 milliards d'euros, l'accord permettra de «financer dans des conditions optimales (taux contenus, engagement sur le long terme, etc.) les opérations d'entretien, de construction, de rénovation et de mise aux normes de bâtiments engagées au plan local. L'enveloppe sera complétée à hauteur des besoins d'investissement.»
«Bâtir 2008-2011» prend une dimension pluriannuelle de 3 ans. L'allongement de la durée du partenariat permettra aux signataires d'engager une «campagne nationale concrétisée par la mise en place d'opérations de sensibilisation. La FFB et Dexia proposeront aux entreprises du bâtiment et aux collectivités locales leur appui et leur expertise afin de faciliter le lancement d'opérations: sensibilisation à l'affichage des performances énergétiques et à la lutte contre le changement climatique, afin d'accompagner les collectivités dans la mise en conformité avec la réglementation relative au diagnostic de performance énergétique en vigueur depuis le 1er janvier 2008.»
«La densité du maillage des collectivités locales, auquel répond celui des 57.000 entreprises regroupées au sein de la FFB, contribue à l'équité territoriale. Les collectivités investissent partout en France: elles consolident l'emploi sur tout le territoire. C'est une des préoccupations essentielles des élus et des entrepreneurs», ont déclaré conjointement Gérard Bayol, administrateur-directeur général de Dexia crédit local, et Didier Ridoret, président de la FFB.

Pour lire le communiqué de presse, voir lien ici

Pour 12 exemples d'arrêtés montrant le rôle de Dexia dans les finances publiques de la Polynésie française, tapez dexia dans le moteur de recherche de LEXPOL


Messieurs,

J'apprends que la banque DEXIA a évité la faillite grâce à l'argent des contribuables français.

Pourtant, Dexia fournissait les collectivités françaises en crédit. Normalement, ses affaires devraient être florissantes. Par exemple, c'est Dexia qui touchait des intérêts simplement en prêtant l'argent de l'Etat pour les projets de rénovation des banlieues.

("Dexia Crédit Local proposera aux promoteurs des projets, compte tenu de l'adossement aux ressources BEI, des crédits adaptés à leurs besoins spécifiques et des conditions optimisées en termes de taux et de maturité des prêts")

"Information sur DEXIA CREDIT LOCAL :

Dexia Crédit Local est le premier acteur bancaire auprès des collectivités locales en France. Il finance également les autres acteurs du développement local, et notamment les organismes du logement social. Les financements bancaires qu'il accorde en France dépassent actuellement 10 milliards d'euros par an et les encours pour le secteur local français, s'élèvent à plus de 60 milliards d'euros. Pour plus d'info sur Dexia Crédit Local, voir www.dexia-creditlocal.fr, rubrique « Notre groupe»."

Ainsi, très officiellement, on apprenait par un communiqué du 22 mai 2006 que : "Le Ministère de l'Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement, la Banque européenne d'investissement (BEI), l'Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU) et Dexia Crédit Local, filiale du Groupe Dexia s'associent pour soutenir l'effort des collectivités en faveur de la rénovation urbaine.
Jean-Louis Borloo, Ministre de l'Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement, M. Philippe de Fontaine Vive, Vice-président de la BEI, M. Gérard Bayol, Président du Directoire de DCL et M. Philippe Van de Maele, Directeur général de l'ANRU, ont signé un protocole d'accord de financements de 500 millions d'euros qui vient renforcer le «Programme National de Rénovation Urbaine » du plan de cohésion sociale.

TROUVEZ-VOUS ÇA NORMAL ? MOI, JE NE TROUVE PAS ÇA NORMAL. ET IL FAUT QUE LES FRANÇAIS LE SACHE !

Stéphane P., Blois

Nous sommes de moins en moins remboursé par la sécu et on nous répète que la sécurité sociale va toujours plus mal. Et maintenant, c'est pour la banque Dexia qu'il faut payer.

Ce qui n'est pas normal, c'est qu'on a déjà payé des impôts pour contribué au budget européen. Au passage la Commission en a gardé un tiers. Puis sur les 2 tiers qui nous sont revenus, cette fois par la Banque européenne d'investissement, les banques privées, dont Dexia, ont pris des intérêts, sur notre argent.

Ce n'est pas encore assez ! Maintenant, il faut leur donner 3 milliards de plus

Regardez le document ci-joint. C'est un communiqué officiel du Cabinet de Xavier Bertrand, alors Ministre de la santé et des solidarités expliquant comment on été distribué 500 millions d'euros de la Banque Européenne d'Investissement  en faveur des investissements hospitaliers. Vous y lirez : "De par leur connaissance du secteur, les directions régionales et le réseau des groupes Dexia, Caisse d'Epargne, Groupe Crédit Agricole et de la Société Générale ont participé à l'identification des investissements qui bénéficieront du financement BEI."

Ça veut donc dire que ce sont des directeurs de banques privées qui décident "de par leurs connaissance du secteur" à qui bénéficient l'argent public, en prenant des intérêts au passage. Quand on constate aujourd'hui qu'ils sont bientôt tous à implorer l'aide de l'Etat pour éviter la faillite, on comprend mieux d'où vient le trou de la sécu !

CONCLUSION : Rien que pour cette deuxième opération "Hopitaux de France" on a payé 750 millions d'impôts à l'Europe qui n'en a rendu que 500 millions, lesquels on été distribué au bon vouloir d'intérêts privés. Et maintenant, on doit encore payer 3 milliards pour leur éviter la banqueroute, et on nous ne peut plus financer la sécu.

Personnellement, je pense qu'il faudrait aussi construire des prisons pour y mettre tous ces truands.

http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/31_050915.htm

Anne-Marie, Rennes
PS : je vous envoie mon adhésion par la Poste

Monsieur le Président,

L'État vient d'utiliser l'argent public pour renflouer une banque privée. Cette opération est présentée tantôt comme une prise de participation, tantôt comme une nationalisation. Malgré ce sauvetage, l'État continuera de payer les intérêts de la dette, 50 milliards d'euros pour 2007, globalement l'équivalent de la totalité de l'impôt sur le revenu.

Si demain, comme c'est prévisible, l'Etat devait nationaliser d'autres banques privées en quasi-faillites, devront nous continuer à payer des impôts pour payer les intérêts de la dette ? Ne serait-ce pas l'occasion, qu'en contrepartie du sauvetage, les banques ainsi sauvées ou nationalisées annulent tout ou partie de ces intérêts ? Autrement dit, l'Etat peut-il utiliser l'argent public pour payer des intérêts s'il peut éviter de le faire ? Ne peut-on pas restructurer la dette de l'Etat, comme on le pratique pour les ménages et les entreprises, pour que l'Etat devienne son propre emprunteur ?

Ne sommes-nous pas en train de découvrir que l'article 25 de la loi du 3 janvier 1973 (que nous devons à Giscard, comme la "constitution européenne") « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France » ainsi que la loi n° 93.980 du 4 août 1993 qui « interdit à celle-ci dans son article 3 d'autoriser des découverts ou d'accorder tout autre type de crédit au Trésor public ou à tout autre organisme ou entreprise publics, de même que l'acquisition de titres de leur dette.» et l'article 104 du traité de Maastricht ont permis à des intérêts privés de tirer profit de la dette de l'Etat, ce qui s'apparente à du détournement de fonds publics et conduit nos finances publiques tout droit dans le tonneau des danaïdes ?

Pour restaurer la confiance dans nos institutions et dans nos économies, il n'y a plus d'autres solutions que d'abroger ces textes et de voter un loi de nationalisation de l'ensemble du secteur bancaire qui a failli en s'inspirant de la loi de nationalisation du 2 décembre 1945.

Recevez tous mes encouragements pour votre action.

Georges C. Paris

La banque Dexia qui vient de coûter 3 milliards aux contribuables français avait une image solide, due à son activité de financement des collectivités locales françaises. Remarquons que l'Etat français et l'Europe ont été d'une générosité incroyable en introduisant systématiquement Dexia dans des circuits financiers qui aurait été plus simples et moins couteux sans ces intermédiaires privés.

Au lieu de s'en tenir à cette activité lucrative et sûre, les dirigeants de Dexia ont pris la décision incroyable de se lancer dans l'activité de "réhausseur de crédit" aux Etats-Unis, alors que la crise dite des subprimes rendait cette activité hautement risquée.

Ce qui devait arriver est arrivé : l'activité de réhausseur de crédits a plombé Dexia et c'est maintenant aux contribuables français de payer les pots cassés.

Pourtant, en janvier de cette année, Dexia pouvait encore vendre cette activité "FSA" au milliardaire Warren Buffet, comme vous le constaterez à la lecture de l'article en PJ.

Les contribuables français qui paient l'addition ont le droit de demander des comptes non seulement aux dirigeants de Dexia, mais aussi aux hommes politiques qui ont choisi Dexia comme intermédiaire ou partenaire dans les finances publiques et qui ont pris la décision d'utiliser l'argent public pour éviter la faillite de Dexia.

Lire : Dexia : Warren Buffet s'intéresserait à son activité FSA

Vanessa D., Ivry

Monsieur le Président de l'UPR,

Si le but est de déclencher une révolution, sachez que la ligne du gouvernement est parfaite. Si vous en doutiez, lisez cette dépêche en gardant à l'esprit qu'on vient de donner TROIS MILLIARDS D'EUROS pour cacher les frasques de ces gens qui se remplissent personnellement les poches après avoir failli.

Le gouvernement a demandé à la Caisse des dépôts et consignations (CDC), actionnaire de Dexia, de s'opposer au versement d'indemnités de départ aux dirigeants démissionnaires de la banque franco-belge, a annoncé à l'AFP le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.

"Le gouvernement a demandé à la Caisse des dépôts, en tant qu'administrateur de Dexia, de s'opposer au versement des indemnités de départ" des deux dirigeants de la banque, a déclaré M. Chatel.

Les présidents du directoire et du conseil d'administration de la banque, Axel Miller et Pierre Richard, ont démissionné de leurs fonctions mardi, dans la foulée de l'annonce par les autorités françaises, belges et luxembourgeoises d'un plan de sauvetage de près 6,4 milliards d'euros de leur établissement, menacé de faillite par la crise financière internationale.

Selon les termes de son contrat cité dans le rapport annuel de la banque, M. Miller pourrait toucher une indemnité de départ de 3,7 millions d'euros.

M. Chatel, comme le président de la commission des Finances du Sénat, Jean Arthuis (UC-UDF), se sont déclarés mercredi "choqués" à l'idée que ces dirigeants puissent bénéficier de "parachutes dorés".


Messieurs de l'UPR,

Vous devriez permettre à vos adhérents et sympathisants de s'exprimer, d'autant que les sites dits "officiels" interdisent maintenant aux Français d'exprimer leurs révoltes quand le gouvernement les insultent en faisant l'aumone d'un côté et en engraissant à coups de milliards les banquerouteurs. Si vous ne me croyez pas, la preuve :






2008-10-01 00:00:00/pubDate>
USA : LA REVOLTE DE LA BASE CONTRE LE PARTI UNIQUE <i>"REPUBLOCRATE"</i>http://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=68http://u-p-r.orgL'information, spectaculaire, est tombée dans la soirée de ce lundi 29 septembre 2008 : par 228 voix Contre et 205 voix Pour, les Représentants de la chambre basse du Congrès ont créé la surprise en rejetant le plan Paulson - baptisé «Loi sur la stabilisation économique d'urgence de 2008» - d'un montant de 700 milliards de dollars.
Au cours d'un débat vif et passionné, les parlementaires de la Chambre des représentants, républicains et démocrates, se sont retrouvés pour exprimer leur opposition farouche à ce plan qui consistait à faire financer par le contribuable les pertes phénoménales, se chiffrant probablement en milliers de milliards de dollars, causées par l'ensemble des dirigeants du monde financier avec la connivence des milieux politiques.
Rejeté, selon les sondages, par plus d'un Américains sur deux, ce plan Paulson était devenu de plus en plus critiqué, y compris par de nombreux économistes, au fil des négociations, malgré la multiplication des appels angoissés lancés par un Président Bush aux abois [cf. notre éditorial du 26 septembre].

Se faisant l'interprète de l'indignation du peuple américain, le représentant républicain du Texas John Culberson s'est écrié à la tribune : « Ce "Plan de sauvetage des banques"est une extension du pouvoir fédéral sans précédent, inacceptable, qu'on ne peut pas se permettre, que nos enfants ne peuvent pas se permettre et que nous n'avons jamais vu dans l'Histoire de ce pays» . Une position défendue par le collègue démocrate du même Etat, Lloyd Doggett, pour qui « une autre solution que cette dépense massive de l'Etat fédéral peut exister. Il manque tant à cette loi ! Wall Street ne paye même pas un centime ! » .

Sitôt la nouvelle du rejet connue, la bourse de Wall street s'est effondrée à un rythme jamais vu dans toute l'histoire américaine, même au plus fort des guerres et de la crise des années 30 : le Dow Jones, l'indice-phare des principales valeurs, a en effet perdu 6,98%, soit une perte historique de près de 800 points, et l'indice Nasdaq a perdu 9,14%.


  LA REVOLTE DU PEUPLE CONTRE LE BIPARTISME / PARTI UNIQUE

Le rejet inattendu du fameux « Plan Paulson » par les parlementaires américains est d'une portée historique à deux égards.

D'un point de vue économique, il ouvre la porte à une nouvelle aggravation de la crise financière qui est en train de détruire l'ensemble du système financier international. Les parlementaires ont certes la possibilité de revoter le plan dans les jours qui viennent. Mais, outre qu'il s'est trouvé une majorité importante de parlementaires pour voter Non et dont on ne voit pas pourquoi ils changeraient d'avis, la perte de crédibilité de l'exécutif américain est désormais consommé. Il est maintenant trop tard pour enrayer la fuite en avant vers l'inconnu et les marchés financiers vont très probablement chuter de façon vertigineuse dans le monde entier au cours des tout prochains jours.

D'un point de vue politique, les parlementaires américains ont administré la gifle la plus cinglante que l'on ait vu dans l'histoire américaine, non seulement à l'exécutif sortant, mais aussi aux deux candidats, républicain et démocrate, à l'élection présidentielle qui se tient dans six semaines. Car John Mc Cain et Barack Obama, qui avaient l'un et l'autre obéi servilement aux donneurs d'ordre de Wall street en acquiesçant au Plan Paulson, sont également les principales victimes du camouflet. C'est aussi, et enfin, un geste de défiance sans précédent adressé par les élus de terrain aux appareils politiques des partis Républicain et Démocrate.

Le Plan Paulson, aimablement qualifié de "plan de sauvetage" par les medias à la botte, est en réalité un hold-up monstrueux sur le niveau de vie des contribuables modestes, sommés de payer les dettes des milliardaires de Wall street. La nouveauté tient au fait que le peuple américain l'a compris, et qu'il a exigé de ses représentants qu'ils s'y opposent. C'est donc sous l'effet d'une révolte de la base contre le consensus obligatoire que les parlementaires américains, républicains comme démocrates, ont été amenés à refuser de voter le hold-up prémédité par les appareils de leurs propres partis; dont la complicité saute ainsi aux yeux de tous. Les partis républicain et démocrate ne sont que les deux faces du même système de parti unique à deux visages, exactement comparable au système UMP-PS qui a été mis sur pied en France depuis une quinzaine d'années.

A cet titre, le rejet du Plan Paulson par les parlementaires américains a un aspect salutaire : il sonne pour la première fois comme la remise en cause du système de parti unique imposé dans tous les pays occidentaux par les détenteurs du pouvoir financier. Il est probable que ce rejet ne fait que commencer et va s'étendre, fort heureusement, à l'ensemble des pays occidentaux.
2008-09-30 00:00:00/pubDate>
GEORGE W. BUSH PANIQUE : <i>"SI L'ARGENT N'EST PAS LACHÉ, TOUT SERA FOUTU !".</i>http://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=67http://u-p-r.orgDans une allocution télévisée exceptionnelle de moins de deux minutes, le président américain George W. Bush vient d'implorer le Congrès d'adopter rapidement le plan de sauvetage du secteur bancaire proposé par son administration, en affirmant que tout le monde était d'accord pour "que quelque chose d'essentiel" soit fait.
"Nous avons besoin d'un plan de sauvetage du secteur financier, nous devons agir rapidement", a supplié le président Bush, en admettant que "nous avons un gros problème". Il faisait ainsi référence à l'échec d'une réunion sans précédent à la Maison Blanche sur la crise financière, avec les deux candidats à la présidentielle, Barack Obama et John McCain, et les chefs de file des partis démocrate et républicain. Cette déclaration alarmiste et solennelle intervient le jour même où l'on a appris la faillite du groupe financier Washington Mutual, plus grosse faillite bancaire de tous les temps.

Des propos de mafieux

Mais surtout, les médias américains ont relayé toute a journée une déclaration paniquée que George W. Bush a lâché devant ses visiteurs lors de la réunion d'hier. S'exprimant dans un langage de mafieux, le locataire de la Maison Blanche a en effet avoué que "si l'argent n'est pas lâché, tout sera foutu". .

Ces propos stupéfiants dans la forme comme dans le fond n'ont été ni confirmés ni démentis par la porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino : "Ce n'est pas quelque chose que j'ai écrit, ni dont je me souvienne précisément", a-t-elle dit. Mais "c'est une façon fleurie et abrupte de décrire la gravité de la situation (...) et cela n'a échappé à personne dans la salle", a-t-elle relevé.

L'EMPIRE AUX ABOIS

Un commentaire est-il utile ? Non, tout le monde comprend désormais l'exceptionnelle gravité et le caractère historique de ce qui se profile. Ce dont il est question, c'est non seulement d'une crise financière puis économique de première magnitude, mais aussi, et plus abruptement, de la fin de l'hégémonie américaine sur le monde.

Si la crise inquiète légitimement à travers le monde, force est de constater que l'hypothèse d'un coup d'arrêt à l'impérialisme et à l'arrogance de l'Empire américain réjouit secrètement des pans entiers de l'opinion publique française et mondiale.

"La Roche Tarpéienne est proche du Capitole." («Arx tarpeia Capitoli proxima») disait le proverbe romain. Le dicton est en train de se vérifier, semble-t-il, pour la suprématie américaine et la fin de la présidence Bush a de fortes probabilités de se transformer en cauchemar.


2008-09-26 00:00:00/pubDate>
SILENCE RADIO SUR L’EFFONDREMENT DU MODELE AMERICAINhttp://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=66http://u-p-r.orgSARKOZY + UMP + MODEM + PS = RIENEn ce mercredi 17 septembre 2008, alors que les marchés financiers du monde entier continuent de s’effondrer et que les nouvelles de faillites retentissantes de banques et d’assurances s’accumulent, voici quelles ont été les principales déclarations des dirigeants des partis politiques français qui monopolisent environ 95% de l’espace médiatique :
- le président de la République Nicolas Sarkozy a annoncé la mise en place d'une commission comprenant élus et syndicalistes, pour étudier le dossier de privatisation de la Poste,

- le Premier ministre François Fillon a fait savoir aux agences de presse que l’hôtel Matignon s'ouvrira plus largement cette année au public lors des journées du Patrimoine, puisqu'on pourra y découvrir son bureau, meublé par la styliste Andrée Putman,

- Jean-François Copé, Président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale, a indiqué au magazine L’Express qu’il compte proposer de repousser d'un an les élections régionales de mars 2010 pour les organiser en même temps que les cantonales de 2011,

- Philippe Juvin, secrétaire national de l'UMP, a dénoncé " l'indécence des médias dans le traitement des Jeux Paralympiques", et a mis en cause le service public,

- le ministre du Budget, Eric Woerth, a déclaré que le gouvernement étudierait les propositions des députés sur un plafonnement global des niches fiscales,

- le sénateur UMP Philippe Marini, candidat à la présidence du Sénat, a proposé que les sénateurs "rendent compte de leur mandat régulièrement lors de conventions sénatoriales départementales" ,

- Serge Lepeltier, vice-président et porte-parole du Parti radical (associé à l' UMP et présidé par Jean-Louis Borloo), a convoqué la presse pour se déclarer "étonné d'un mauvais procès fait aux mesures fiscales du Grenelle Environnement",

- François Bayrou a tenu un point presse à 14H30, au restaurant "chez Dubern" en soutien à Alain Cazabonne, tête de liste du Modem aux élections sénatoriales en Gironde,

- enfin, François Hollande, premier secrétaire du PS, a fait savoir aux agences de presse qu'il "en a assez de la caricature, à l'extérieur du parti, des débats en vue du 75e congrès du PS à Reims ".

La débâcle économique et financière qui ne cesse de se propager dans le monde et dont l’épicentre est aux Etats-Unis ne provoque qu’un immense silence embarrassé dans tous les grands partis qui se partagent le pouvoir et qui monopolisent les medias en France.

L’exemple le plus spectaculaire de cet effarant silence est probablement celui de Nicolas Sarkozy, pourtant jamais avare de déclarations sur tout et n’importe quoi. Depuis plusieurs jours, le président de la République semble focaliser son attention sur la lutter contre la piraterie à bord des yachts de luxe croisant au large de pays où l'on meurt de faim, comme la Somalie. En revanche, le tsunami financier qui arrive et qui risque d’engloutir toutes les économies de la planète n’a pas trouvé moyen de lui tirer une phrase.

La raison de ce mutisme général ? Les dirigeants de l’UMP et de ses satellites, du MODEM et du PS ont, depuis des années, abdiqué tout esprit de réflexion national, préférant se vautrer dans l’imitation et l’admiration les plus serviles de l’Empire euro-atlantiste. Tous ont admis et déclaré que la mondialisation était "inévitable", tous nous ont donné en modèle la prétendue vitalité américaine, la prétendue modernité britannique, la prétendue nécessité de former les jeunes Français au métier d’avenir qu’était la finance.

Au moment où tout s’effondre, tous ces silences sont des aveux.
2008-09-17 09:00:00/pubDate>
LA NATIONALISATION D’A.I.G. VIOLE LE DROIT DE LA CONCURRENCEhttp://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=65http://u-p-r.orgInterrogé aujourd'hui sur la radio BFM, Denis Kessler, PDG du réassureur français Scor (5ème réassureur mondial) vient d’annoncer que "la nationalisation de l'assureur américain AIG est une entorse assez grave à la concurrence. Il n'y a aucune raison qu'un assureur bénéficie du soutien de l'Etat alors que les autres assureurs doivent, eux, faire face à la concurrence et convaincre les marchés de leur santé financière".

Suggestion de "relooking" pour AIG
Et Denis Kessler, qui est aussi ancien vice-président du Medef,.a enfoncé le clou : "Normalement, les sociétés d'assurance ne dépendent pas des banques centrales ! Voir une banque centrale prêter de l'argent à un assureur est extrêmement étonnant !! AIG souffre de la médiocrité de ses placements ainsi que des risques à laquelle elle s'est exposée de manière tout à fait volontaire. La distorsion de la concurrence entraînée par la nationalisation d'AIG se fait donc au détriment de ceux qui ont géré avec plus de prudence leurs actifs".


MAIS QUE FAIT LA COMMISSION EUROPÉENNE ?

Les événements en cours ne montrent pas seulement le cynisme absolu des autorités américaines, qui n’hésitent pas à nationaliser à tout va leurs établissements financiers dès lors que ceux-ci font des pertes abyssales. La logique immonde de ces opérations étant au fond la suivante : s'il y a des profits, ils vont uniquement aux actionnaires, mais s'il y a des pertes, tout le monde est prié de les rembourser, y compris et surtout les plus pauvres.
Ces événements vont avoir aussi l’immense mérite de mettre la Commission européenne au pied du mur, elle qui a fait du droit de la concurrence l'un des tabous les plus absolus de son idéologie dévastatrice, et qui, au nom du droit de la concurrence, n’a jamais hésité un instant à torpiller des entreprises et des emplois, surtout lorsqu’ils étaient en France.

Comme les y invite l’ancien vice-Président du MEDEF, nous attendons désormais que les autorités européennes, Mme Neelie Kroes, Commissaire chargée de la Concurrence, ouvre immédiatement un dossier contre A.I.G. et ses activités en Europe.

L’Union Populaire Républicaine va d’ailleurs saisir les parlementaires français de cette question.

Neelie Kroes, Commissaire chargée de la concurrence

2008-09-17 00:00:00/pubDate>
L'UNION EUROPÉENNE, EMPOISONNEUSE DES PEUPLEShttp://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=64http://u-p-r.orgL’Association Santé Environnement France (Asef), association regroupant environ 900 médecins français, vient de dénoncer les nouvelles normes européennes en matière de pesticides dans les aliments, refusant ces "plafonds toxiques qui peuvent compromettre la santé humaine. Les décisions européennes concernant l'harmonisation des taux de pesticides semblent issues de la politique du nivellement par le bas. Nous, médecins de terrain, refusons ces plafonds toxiques qui peuvent compromettre la santé humaine".
Les médecins rappellent que les pesticides, "outre la toxicité aiguë pouvant conduire à des décès, ont des effets chroniques avérés" comme des anomalies congénitales ou des troubles du système immunitaire.

Le nouveau règlement décidé par la Commission européenne, qui est entré en vigueur le 1er septembre, fixe des plafonds européens autorisés pour la présence de résidus de pesticides dans les aliments, harmonisant des normes jusqu'ici fixées au niveau national. Mais, selon plusieurs organisations dont Greenpeace et le réseau Pesticide Action Network, ce règlement a en réalité pour effet d'entraîner une augmentation spectaculaire des limites existantes et ne prend pas en compte les effets cumulatifs d'ingestion de ces substances.

Pour la énième fois, la construction européenne apparaît pour ce qu'elle est

 une tyrannie supranationale dirigée par un collège de Commissaires et des services complètement soumis aux influences des groupes de pression industriels et à une vision ultra-libérale de l’économie.


Ce nouveau règlement européen a pour effet d’autoriser une hausse des pesticides autorisés dans l’alimentation des Français. Laissons aux autres partis politiques le lamento traditionnel sur le "manque de transparence regrettable de la Commission européenne " et les souhaits d’avoir " une autre Europe plus proches des citoyens ".

Il faut que tous les Français se mobilisent pour faire sortir la France de l’utopie européenne qui, non contente de nous conduire vers la précarisation sociale et l’appauvrissement économique, envisage désormais tout bonnement d’empoisonner les populations pour le plus grand profit des multinationales.


2008-09-13 00:00:00/pubDate>